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Marathon de Paris : entre fierté et soulagement

Marathon de Paris

Marathon de Paris - -

Après des semaines d’excitation et de préparation, passer la ligne d'arrivée sur l’avenue Foch a réconforté les coureurs du 37e marathon de Paris. Sous le soleil, c’est le Kényan Peter Some qui s’est imposé en 2h05’37’’. Le Français Benjamin Malaty a terminé 13e.

Avenue Foch, le temps semble suspendu. Du premier au dernier, les marathoniens franchissent la ligne avec fierté et soulagement. Le Kényan Peter Some signe le deuxième meilleur chrono de l’histoire du marathon de Paris en bouclant la course en 2 heures, 5 minutes et 37 secondes. « Je suis très heureux. C’était facile pour moi », confie-t-il, à peine essoufflé. Une performance exceptionnelle pour ce jeune coureur de 22 ans seulement. Benjamin Malaty, premier Français comme l’année dernière, n’était pas loin derrière (13e), en 2h11’58’’.

« L’année dernière, c’était mon premier marathon, rappelle-t-il. Aujourd’hui, j’étais plus concentré. » Serein, fier de son classement, Benjamin Malaty souligne l’importance du soutien du public. « Ça compense les quelques difficultés du marathon », confie-t-il sur RMC. Le Français profite de sa performance pour récolter une place pour les championnats du monde de Moscou (du 10 au 18 août). « J’ai vraiment hâte. J’espère représenter dignement la France, le niveau international est très élevé… Ce qui me fait peur, ce sont les conditions météorologiques. »

« Ce n’est que de la volonté »

A Paris, ce dimanche, le soleil a fait le bonheur des amateurs, la grande majorité des 50 000 participants. « Je suis super content, mais épuisé » raconte Nicolas, qui s’est lancé avec ses amis dans cette aventure. « Je me disais : ‘‘comment je vais faire pour finir ces derniers kilomètres ?’’ On a mal aux jambes, on ne se sent pas bien physiquement, on a soif… Ce n’est que de la volonté, on serre les dents. » Nicolas retiendra lui aussi le rôle déterminant du public, son encouragement inconditionnel et inépuisable : « Il y a les gens qui nous soutiennent, et qui nous disent ‘‘souriez, même si ça fait mal’’. Alors, on sourit ! » La clé de la réussite ?

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Un record chez les femmes |||

L’Ethiopienne Boru Tadese a mis 2h21’06’’ à boucler le marathon de Paris, un record pour les femmes. Chez les Françaises, Carmen Oliveras (2h35’57’’) et Aline Camboulives (2h36’’44) ont pris respectivement les 9e et 10e positions dans leur catégorie. Sarah Pitkowski, membre de la Dream Team RMC Sport, s’est également prêtée au jeu et est arrivée avenue Foch au bout de 4h16. Une prestation qui a demandé beaucoup de courage, d’efforts et de ténacité. « A partir du 35e kilomètre, tu as l’impression que tes jambes ne te portent plus, explique-t-elle. Ça se joue vraiment dans la tête, car les kilomètres passent trop lentement. Mais je n’ai pas marché. Et j’ai les pieds en feu ! » Maintenant, repos…

Mathilde Effosse