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Marathon des Sables : le désert fait toujours plus d’adeptes

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La 29e édition du Marathon des Sables, qui avait lieu du 4 au 14 avril, a encore été un succès avec en prime, un record de participation. En revanche, tous les coureurs n’ont pas fini la course puisqu’un nombre important d’abandons a été recensé.

Du 4 au 14 avril, les amoureux de la course incontournable du calendrier des grands rendez-vous du sport-aventure se sont affrontés dans le désert du Sahara, lors de la 29ème édition du Marathon des Sables. Les deux grands gagnants ont été le Marocain Rachid Al Morabity et l'Américaine Nikki Kimball. Le premier s’est imposé en 20h27’37 et a remporté pour la deuxième fois la course, après 2011. De son côté, en réalisant un chrono de 29h04’49, Nikki Kimbal a gagné l’épreuve pour la première fois. L’Américaine a terminé devant la Française Laurence Klein, triple vainqueur de la compétition (en 2007, 2011 et 2012), et deuxième en 30h05’19. Abdelkader El Mouaziz, ancien vainqueur des marathons de New York et de Londres, s’est lui classé septième en 22h07’49.

Record de participation

Cette année encore, le Marathon des Sables a connu un record de participation puisque ce ne sont pas moins de 1 029 concurrents qui ont pris le départ de ce périple d’environ 240 kilomètres dans le désert du Maroc. Si 23 personnes avaient tenté l’aventure lors de son lancement en 1986, l’épreuve a désormais pris une envergure internationale impressionnante avec 70% d’internationaux lors de cette 29e édition. Ce grand rendez-vous sport-aventure a su également séduire les femmes puisqu’elles représentaient 30% des participants.

Beaucoup d'abandons

Si le Marathon des Sables est vu comme le paradis, il peut vite devenir un enfer. Cette année, les organisateurs ont pu constater un nombre important d’abandons. « Sportivement, il y a eu davantage d’abandons que d’ordinaire, note Patrick Bauer, fondateur de la course. Mais nous avions prévenu que nous attaquerions fort. Les premières étapes étaient exigeantes et il n’y a pas eu de temps pour l’acclimatation. Il fallait être prêt. Cela rappelle que le Sultan des Marathons des Sables est une épreuve sportive et pas une randonnée dans le désert. Il faut arriver préparé. Ceux qui ne le sont pas ne peuvent pas passer. » Les quelque 100 personnes contraintes d’arrêter sauront s’en souvenir.

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MS