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RMC Running - "J’ai testé pour vous le Mud Day…"

Fanny Cousin (ici à g) bras dessus-bras dessous avec sa soeur, Amélie.

Fanny Cousin (ici à g) bras dessus-bras dessous avec sa soeur, Amélie. - DR

Journaliste à RMC Sport, Fanny Cousin, 24 ans, a tenté l’expérience du Mud Day. Coureuse d’avenir et de très bon niveau (3h26 sur marathon, 40’30 sur 10km), elle ne regrette pas de s’être détournée des routes bitumées et des courses à chrono l’espace d’un week-end. Récit.

« Tu veux faire le Mud Day avec moi ? » Un mois après avoir lancé cette idée, ma sœur Amélie ne regrettera finalement pas de m’avoir répondu oui. Ce week-end, nous faisions donc partie des 25 000 coureurs prêts à relever le défi du Mud Day de Paris organisé du 5 au 8 mai sur le camp militaire de Frileuse à Beynes.

Top départ, samedi 9h20. « Mud Guys, quel est votre métier ? La boue, boue, la boue ! » : un slogan qui en dit long sur la course. L’échauffement commence : on crie, on danse, on saute. Le tout dans la bonne humeur et portés par des Mud entraineurs surmotivés.

La boue, c’est bon pour la peau, non ?

9h40, les dernières recommandations avant le décompte. C’est parti ! Au programme, 13 kilomètres de dénivelés, d’obstacles à passer mais surtout, des tonnes de boue. Mais la boue, parait-il, c’est bon pour la peau alors même pas peur ! Les épreuves se succèdent dans une ambiance incroyable. On nage dans la gadoue, on rampe sous des barbelés, on monte à la corde, on escalade des bottes de foin. Pas le temps de souffler.

Un bain glacé à 1,75°C…

Un mur de trois mètres à franchir alors que je ne mesure qu’1,60m ? Heureusement, les mâles boueux sont là pour me prêter main forte.

Sur le Mud Day, nous avons même le temps de nous prendre pour tarzan … ou pas ! A peine une corde franchie que je me retrouve dans la boue.

Et puis, il y a l’épreuve la plus redoutée, celle dont on nous a tant parlé : le bain glacé à 1,75°C… Ni une, ni deux, pas le temps de réfléchir, on se lance et on ressort frigorifiées.

Mission accomplie

Sur le parcours, on fait même marcher les méninges. Cette année, nouveauté, la tête travaille. Avec une énigme et un calcul à résoudre. « Si l’on m’alimente, je vis. Si l’on me donne à boire, je meurs ». Tu ne connais pas la réponse ? Tu feras 10 pompes. Autant vous dire que la réponse, on la connaissait !

2h30 plus tard, 22 obstacles surmontés, enfin, la délivrance. Une dernière épreuve d’électricité nous attend. Nous ne sommes plus à ça près. Nous traversons les fils électriques bras dessus, bras dessous fières d’en avoir fini. Verdict : on est couverte de boue mais prêtes à recommencer quand vous voulez !

Fanny Cousin