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A la chasse au Vettel !

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Largement distancés au classement, les pilotes Ferrari et McLaren veulent profiter de l’actuelle baisse de régime du champion allemand pour tenter de revenir dans la course au titre. Quitte à imaginer une coalition ? Il n’y a qu’un pas que personne ne souhaite franchir. Pour l’instant…

A neuf Grands Prix de la fin de saison, Sebastian Vettel ne compte plus « que » 77 points d’avance sur son premier poursuivant au championnat du monde, son équipier chez Red Bull, Mark Webber. Si le matelas reste très confortable, le champion du monde allemand a perdu de sa splendeur à l’image de sa quatrième place dimanche, chez lui, en Allemagne. Même si Vettel n’a remporté qu’une seule des quatre dernières courses (GP d’Europe), peut-il vraiment passer à côté d’un deuxième sacre consécutif qui lui tend les bras ?
Le scenario semble toujours aussi improbable. L’Allemand n’est jamais passé complètement à côté d’une course, échouant, au pire, au pied du podium. Sous pression ces dernières semaines, il va en plus pouvoir souffler durant un mois après le GP de Hongrie ce week-end. « Les vacances vont lui faire du bien », note l’ancien pilote Patrick Tambay.

Alonso : « Encore une petite possibilité mathématique »

Reste ses concurrents. A Nürburgring, Lewis Hamilton a remporté son deuxième GP de la saison. Fernando Alonso, vainqueur en Grande-Bretagne, vient de prendre 61 points sur 75 possibles lors des trois dernières courses. Chez McLaren et Ferrari, le sourire est donc revenu et « la chasse au Vettel » est redevenue d’actualité. Au point d’imaginer une alliance entre les deux écuries rivales ? « Si on veut avoir une chance, il faut avoir la meilleure McLaren possible face à nous, avance Fernando Alonso. Hamilton, Button, Felipe (Massa) et moi devons être sur le podium, et pas les Red Bull, pour combler notre retard. Il y a encore une petite possibilité mathématique mais les Red Bull sont toujours là. »
Pour Patrick Tambay, « a coalition s’organise mais la concurrence va se partager les points. Il faudrait qu’il y ait trois ou quatre pilotes devant Vettel à chaque fois et que l’un d’entre eux réalise une série de victoires. » Une hypothèse pas si farfelue que ça selon Lewis Hamilton : « Nous ne sommes qu’au milieu de la saison, soutient le pilote McLaren. Beaucoup de points sont encore à distribuer. » Et puis l’espoir fait vivre…