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Caubet : « Un retour sur investissement exceptionnel »

Jean-François Caubet

Jean-François Caubet - -

Le directeur général de Renault Sport est ravi du partenariat annoncé ce lundi avec l’écurie Williams. Pour le constructeur français, le rôle de motoriste lui convient parfaitement. Une question de rentabilité, qui n’a rien en commun avec la possession d’une écurie.

Jean-François Caubet, pourquoi avoir choisi de fournir Williams en moteurs en 2012 et 2013 ?

On a souhaité pouvoir fournir quatre écuries, c’est-à-dire le tiers du plateau (ndlr : Red Bull, Lotus, Team Lotus et Williams). Il y a plusieurs raisons. La première, c’est que financièrement, c’est intéressant. Mais surtout, quand vous signez avec des écuries, vous avez un retour qui est fort. Donc plus vous avez d’écuries et meilleures elles sont, plus vous avez de retour en terme de notoriété.

Le contrat avec Williams est symbolique après tous les succès pendant les années 90…

Avec Williams, on a vécu des années exceptionnelles. On a été quatre fois champions du monde des pilotes et cinq fois des constructeurs. On a des liens particuliers. Et dans les écuries disponibles ou en train de rebondir, on a trouvé que Williams correspondait exactement à nos besoins. On a signé un accord de deux ans, 2012 et 2013. On verra après pour le plus long terme. Il y aura une nouvelle réglementation en 2014. On rediscutera probablement avec eux. Mais on voudrait d’abord qu’ils reviennent au niveau et que la notoriété de Renault chez Williams soit bonne.

Les discussions ont-elles été facilitées par ce passé commun ?

On les connait bien. C’est plus simple. Et on a une histoire commune. Williams-Renault, c’est déjà un nom assez connu dans le monde. On est déjà lancé en termes de communication et de technique. Williams fera toujours partie des grandes écuries historiques, comme McLaren. Quels que soient leurs résultats, elles savent rebondir et revenir au haut-niveau.

Estimez-vous que la visibilité de Renault est suffisante en tant que motoriste ?

Nous avions notre écurie. Elle était exceptionnelle quand elle gagnait. Le problème, c’est que quand vous perdez, vous n’avez plus aucun retour. On a divisé nos coûts par deux. Et comme nous travaillons avec des écuries qui gagnent, comme Red Bull, qui va probablement être encore champion du monde, il y a un retour exceptionnel sur un investissement moindre. Parce que vous gagnez toujours. On ne regrette absolument pas notre choix stratégique d’être devenu motoriste. Il faut motoriser les meilleurs et en F1, il faut gagner. Nous allons encore gagner cette année. Actuellement, nous récupérons deux fois notre investissement.