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Comment Grosjean s’est mis la tête à l’endroit

Romain Grosjean

Romain Grosjean - Crédits photo : nom de l'auteur / SOURCE

La nouvelle saison de F1 débute ce week-end à Melbourne. En quête d’un premier succès, Romain Grosjean s’appuiera encore sur les conseils de sa psychologue, qui ont fait leurs preuves lors d’une année 2013 réussie.

Trente-six unités de plus au championnat du monde et six podiums au lieu trois. La progression de Romain Grosjean entre les saisons 2012 et 2013 est indéniable. Et si le pilote Lotus a compilé un nombre sensiblement plus élevé de points, c’est notamment parce qu’il s’est révélé plus sage au volant. Cette quiétude, le Français de 27 ans l’a acquise à 500km au sud d’Enstone (siège de Lotus F1), dans le VIIIe arrondissement parisien, chez l’une des psychologues du sport les plus réputées de France.

Dans sa quête de performance, Romain Grosjean a mis en place une structure beaucoup plus professionnelle, dont fait partie Meriem Salmi, qui travaille notamment avec le sextuple champion du monde de judo, Teddy Riner. Pour le pilote français, ces échanges se sont révélés des plus bénéfiques. « C’est important, ça me permet d’être meilleur, affirme-t-il Ce n’est pas parce que j’étais malade ou fou je suis allé la voir. Je voulais essayer de comprendre, de progresser. »

« Je ne veux pas arrêter »

A tel point que pour Grosjean, auteur de quatre podiums lors des six derniers Grands Prix la saison dernière et septième du classement final, il n’est plus question de s’en passer : « Je ne veux pas arrêter parce que je veux continuer de m’améliorer. Aujourd’hui, je pense que cela me permet de devenir meilleur, de comprendre de plus en plus de choses, d’avoir de plus en plus d’outils dans les mains. A chaque fois ça change de sujet, cela peut relever du professionnel, du personnel. »

Encore peu rependue en France, cette pratique peut pourtant se révéler cruciale, selon Meriem Salmi : « A ce niveau-là, quand les choses se jouent à des millièmes de seconde, il faut être prêt et accueillir tout ce qu’il peut se passer, explique-t-elle. Le travail psychologique développe cette capacité d’adaptation à l’environnement de manière globale. La performance ne se résume pas à une entrée, au départ, à la fin, ou au premier virage. C’est surtout la préparation que l’on va faire en amont qui est importante. Il faut travailler tous ces éléments qui peuvent venir perturber et développer des habiletés, des compétences. » Ce week-end, avant de décoller vers Melbourne pour le premier Grand Prix de la saison, Romain Grosjean a rendu visite à Meriem Salmi. En rêvant peut-être de débriefer les répercussions d’une première victoire en F1, lors de la prochaine séance.

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Jérémy Bilinski avec Antoine Arlot