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F1 : dans les pas de Charles Pic

Charles Pic

Charles Pic - -

LA F1 EN BLEU-BLANC-ROUGE. Avant le GP d’Australie dimanche, RMC Sport monte dans les tours avec les quatre Français engagés cette saison en F1. Deuxième volet avec Charles Pic, qu’on a suivi lors d’une de ses journées en dehors du circuit.

Depuis quelques semaines, Charles Pic est un homme très occupé. Il partage sa vie entre Montélimar, où il vit, la région parisienne, où est implanté Renault, et l’Angleterre, où se trouve son écurie. Malgré son agenda plus que chargé, RMC Sport a passé une journée aux côtés du nouveau pilote Caterham. Ce jour-là, on le retrouve vers 10 heures à la sortie d’un plateau TV parisien, où il était en direct dès 8h du matin. Après quelques minutes dans les bouchons, nous prenons la direction de Viry-Châtillon pour rejoindre l’usine Renault Sport F1, qui construit le moteur de sa monoplace.

Cette année, Charles Pic va découvrir un nouvel environnement puisque, dès sa deuxième saison en F1, il change d’équipe en passant de Marussia à Caterham. « C’est une superbe opportunité pour moi d’avoir signé chez Caterham et de me rapprocher de Renault, assure d’ailleurs l’intéressé. C’est toujours super sympa de faire des choses en France. » Arrivé sur les lieux, le Drômois nous fait découvrir l’usine où il s’est rendu plusieurs fois. Dès son entrée, il retrouve l’ingénieur moteur de Caterham, qui travaillera à ses côtés toute la saison. Et déjà ses premières questions fusent sur les essais hivernaux, sur le développement du moteur et son fonctionnement.

« C’est super intéressant de savoir comment se construit ta monoplace, explique le Français. C’est important d’avoir conscience de toute l’énergie qu’il faut en amont. » Quelques minutes plus tard, le pilote de 23 ans rejoint l’étage de l’usine, où il s’attarde sur des photos de sa monoplace verte avant d’entrer dans le bureau d’étude de Renault Sport F1. Dans cet espace, on retrouve plusieurs dizaines de personnes devant leurs ordinateurs, travaillant sur des schémas incompréhensibles. Charles Pic, lui, semble être capable de les déchiffrer, non sans poser beaucoup de questions aux pensionnaires des lieux.

« Je me sens très bien chez Renault »

Le Français s’efforce aussi de saluer chaque ingénieur qu’il croise… ce qui est loin d’être le cas de tous les pilotes passés entre ces murs. D’ailleurs, à l’heure du repas, au moment d’arriver à la cantine de Viry, un employé le fait remarquer : « un pilote qui vient manger avec nous à la cantine, ça fait très longtemps qu’on n’a pas vu ça ! » Et à table, Charles Pic continue de questionner les ingénieurs de Renault. Comme s’il avait peur de ne pas connaitre parfaitement la voiture et le moteur pour le début de la saison à Melbourne, dimanche. Après un passage bruyant au « banc » (l’endroit où les moteurs sont testés), Pic s’offre quelques minutes de distraction… au baby-foot !

C’est bien la première fois qu’un pilote se montre aussi attiré par le « baby » de l’espace de repos. Accompagné de trois employés de l’usine, il participe à un petit match. Charles, supporter de l’OM, prend les Bleus. « Je suis tout nouveau, donc je ne dirais pas que je me sens chez moi, assure le pilote tricolore. Mais en tout cas, je me sens très bien ici. » Une fois la journée de visite terminée, le Drômois a un dernier rendez-vous médiatique à honorer avant de prendre la direction de son hôtel parisien et de se reposer… En rêvant de ses premiers tours avec sa nouvelle monoplace.