RMC Sport

F1 : Red Bull fait déjà peur

Sebastian Vettel

Sebastian Vettel - -

Après une fin de saison en fanfare, Sebastian Vettel et Marc Webber semblent prêts à repartir sur les mêmes bases. Dominateurs lors des essais libres de Melbourne ce vendredi, les deux pilotes Red Bull ont d’entrée fait forte impression.

« Tous les ans, on repart de zéro. Tout le monde aura les mêmes chances sur la grille de départ. Nos essais hivernaux n’ont pas été aussi concluants que les autres années, donc on arrive ici sans trop savoir ce qui va se passer. » Sebastian Vettel a beau jouer les modestes, à quelques heures du coup d’envoi de la saison, sa voiture s’est chargée très vite de confirmer ce que tout le monde savait déjà : il sera bien favori dans la course au titre, pour signer un quatrième sacre mondial consécutif.

Lors des essais libres de Melbourne, qui se sont déroulés dans la nuit de jeudi à vendredi heure française, l’Allemand a frappé d’entrée en signant le meilleur temps dans les deux manches. Et la deuxième place de Marc Webber confirme un peu plus la tendance de la saison dernière : il faudra encore compter sur les Red Bull. Alain Prost, observateur avisé, craignait d’ailleurs, avant même ces essais, un cavalier seul de l’écurie autrichienne. « J’espère qu’il n’y aura pas une équipe ou un pilote qui va écraser le début du championnat comme c’était le cas il y a deux ans avec Vettel. J’ai un peu peur de ça parce que la Red Bull m’a l’air encore très performante. »

Grosjean : « Il n’y avait pas de raison que ça change »

Il est bien sûr trop tôt pour valider l’hypothèse du cavalier seul, mais que la Red Bull soit d’ores et déjà performante ne fait aucun doute. Romain Grosjean, cinquième chrono à bord de sa Lotus, ne s’en étonne pas le moins du monde : « On savait que la Red Bull serait la plus rapide. Ils ont caché leur jeu sur tous les essais hivernaux, mais ils avaient la meilleure voiture l’an passé, il n’y avait pas de raison que ça change, sachant que la réglementation n’a pas évolué. »

Pas étonnant, certes, mais forcément inquiétant pour la concurrence, quand on sait que Vettel avait été sacré champion du monde en 2012 malgré un début de saison plutôt compliqué. Les Ferrari, 6e et 8e, et les McLaren, 11e et 13e, auront fort à faire pour venir inquiéter le tenant du titre. Même si cette entrée en matière n’est pas forcément représentative de ce que sera ce premier Grand Prix. La pluie devrait notamment faire son apparition lors des qualifications de samedi et pourrait très largement changer la donne. Ce qui ne ferait pas de mal au suspense de cette saison que les Red Bull semblent plus décidées que jamais à animer.

Alexis Toledano avec Antoine Arlot