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Ferrari fait le ménage

48h après le fiasco de Barcelone, Stefano Domenicali voit ses prérogatives renforcées dans l'organigramme Ferrari

48h après le fiasco de Barcelone, Stefano Domenicali voit ses prérogatives renforcées dans l'organigramme Ferrari - -

La contre-performance de Fernando Alonso (5e) au Grand Prix d’Espagne a déjà fait une victime chez Ferrari. Aldo Costa a été remercié de son poste de directeur technique, au bénéfice de Stefano Domenicali qui devient le seul maître à bord.

La pitoyable fin de course de la Ferrari 150° Italia de Fernando Alonso au Grand Prix d’Espagne, dimanche dernier, ne pouvait pas rester sans suite. Face à la déroute de ses monoplaces face aux Red Bull et autres McLaren, la direction de Maranello a fait le ménage. Quarante-huit heures après l’humiliation subie à Barcelone, l’organigramme de la Scuderia a été remis à plat.
Exit Aldo Costa, en charge de la direction technique depuis 2007. C’est Domenicali qui aura désormais la double casquette de team principal et directeur technique. Pat Fry devient le nouveau directeur châssis, Corrazo Lanzone sera chargé de la production tandis que le secteur électronique sera confié à Luca Marmorini. « C’était une restructuration de l’équipe Ferrari qui était inéluctable, réagit Patrick Tambay, parce que sur le plan technique ça allait dans la mauvaise direction. »

Premier effet à Monaco ?

Cinquième en Catalogne, à plus d’un tour de Sebastian Vettel, Fernando Alonso n’a rien eu à se rapprocher, surtout après un départ canon qui lui permis de mener pendant vingt tours alors qu’il était parti quatrième sur la grille. « Ce résultat est d’autant plus dur à digérer que Fernando s’est battu comme un lion contre des voitures plus rapides », lâchait dépité le team principal Stefano Domenicali.
Premier effet de cette révolution ce week-end à Monaco ? L’ancien pilote Ferrari et consultant RMC Sport ne l’exclut pas. « C’est un circuit taillé pour les acrobates comme Alonso, ça va être une partie d’échecs et de bravoure. Tout est ouvert », promet Tambay.

Louis Chenaille