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Ferrari ne croit pas au miracle

Alonso et Ferrari aborde une série de courses en Europe en mauvaise posture

Alonso et Ferrari aborde une série de courses en Europe en mauvaise posture - -

Les trois semaines de coupure n’auront pas permis à l’écurie italienne de refaire son retard sur les Red Bull. A Istanbul, lieu du Grand Prix cette semaine, l’heure est à la résignation.

Chez Ferrari, on a la mine des mauvais jours. Fernando Alonso et Felipe Massa n’ont pas accroché le moindre podium en trois Grand Prix et le meilleur résultat de l’Espagnol est une quatrième place en Australie. Pire : en Malaisie et en Chine, le double Champion du monde a fait moins bien que son coéquipier brésilien, clairement pilote n°2 de la Scuderia. Conséquence : Ferrari est lâché par ses concurrents. « On a perdu des points, on est conscient du retard pris par rapport à nos adversaires », admettait jeudi Fernando Alonso. Avec l’Espagnol pointant à 42 points de Sebastian Vettel (Red Bull), bien parti pour défendre son titre, et Ferrari reléguée à 55 points de l’écurie autrichienne, la marque au cheval cabré est décrochée.
Entre le Grand Prix de Chine et le Grand Prix de Turquie, l’écurie de Maranello a pu profiter de trois semaines d’interruption pour faire rentrer ses monoplaces aux usines et apporter des modifications en vue des trois prochaines courses en Europe (Turquie, Catalogne et Monte-Carlo). Mais les changements ont été décidés en tout début de saison, avant que Ferrari ne prenne la pleine mesure du retard pris. La Scuderia a donc apporté des améliorations mineures (freinage, aileron avant et arrière) qui ne devraient pas apporter de solutions miracles sur le circuit de l’Istanbul Park. « J’espère qu’on va réduire l’écart en qualifications mais il ne faut pas s’attendre à une révolution », admet d’ailleurs le double champion du monde.

Alonso : « Il est trop tôt pour paniquer »

Après une saison 2010 où Ferrari a perdu le titre sur la dernière manche, le spectre d’une nouvelle annus horribilis comme en 2009 (Kimi Räikkönen termina 6e) pointe son nez. « On est un peu dans une situation d’attente pour avoir de nouvelles pièces qui nous rendent vraiment compétitifs, raconte Felipe Massa. On ne lâche pas, mais il faut avoir les pieds sur terre : l’écart reste important. »
Contraint comme son coéquipier à faire le dos rond, Alonso, qui ne s’imaginait certainement pas connaître un tel début de saison, pratique la méthode Coué. « On a eu trois semaines pour nous remettre de notre début de saison. Il faut réagir mais il est trop tôt pour paniquer. » Voire. Au lendemain d’un Grand Prix de Chine encore décevant pour Ferrari, Flavio Briatore avait annoncé le triomphe de Red Bull d’ici six ou sept courses, invitant la Scuderia à se projeter dès maintenant sur 2012. Un avis de son conseiller qu’Alonso se refuse pour l’instant à considérer comme une prophétie.

Louis Chenaille (A.A. à Istanbul)