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Ferrari-Räikkönen, un mariage explosif

Kimi Räikkönen

Kimi Räikkönen - -

Dans la foulée de l’annonce du départ de Felipe Massa, Ferrari a officialisé ce mercredi la signature pour les deux prochaines saisons de Kimi Räikkönen. Un joli coup sportif réalisé par la Scuderia, à condition de s’entendre avec Alonso.

Avec la signature de Daniel Ricciardo chez Red Bull pour la saison prochaine, en remplacement de Mark Webber, la question commençait sérieusement à se poser. Une fois le départ de Felipe Massa entériné par le Brésilien lui-même, mardi soir, sur son compte Twitter, quid de Kimi Räikkönen ? La réponse est intervenue ce mercredi après-midi, par le biais d’un communiqué de Ferrari : le Finlandais sera le successeur de Massa au sein de la Scuderia pour les deux prochaines saisons à venir.

C’est la fin d’un feuilleton et un sacré soulagement pour Räikkönen. L’intéressé, qui s’est fait allumer par Lotus via Twitter, voulait vraiment changer d’air, agacé aussi par les retards de paiement liés aux soucis économiques de l’écurie. « On n’a pas forcément été très surpris, affirme le patron de Lotus F1, Eric Boullier. Ça a été une belle aventure pendant deux ans. Ce départ, c’est peut-être pour finir sa carrière sur une bonne note. » Ce joli point final, le Finlandais le voyait chez Red Bull, dont il avait accepté la 3e proposition cet été. Mais le changement de politique de RB, qui a choisi de promouvoir un de ses jeunes pilotes, a modifié la donne.

Tambay : « Une rivalité formidable »

C’est donc chez Ferrari, au sein de l’écurie avec qui il avait décroché le Graal en 2007, que « Räikkö » a choisi de poursuivre son histoire en F1.  Le choix de Red Bull effectué, la Scuderia a saisi la balle au bond, négociant immédiatement avec le Finlandais durant la trêve estivale. Comme RMC Sport l’annonçait le 29 août dernier, un précontrat avait été paraphé entre les deux parties, avant d’être définitivement entériné lundi et divulgué ce mercredi. Resté très proche de l’ancien directeur technique de Lotus, James Allison, Räikkönen retrouvera ce dernier chez l’écurie italienne. Ainsi qu’un autre champion du monde : Fernando Alonso.

« Ça va être très compliqué à gérer, pressent Patrick Tambay. On va voir si Ferrari est capable de gérer les deux coqs dans la même basse-cour. Cela va être une rivalité formidable. » Mais Alonso n’aura pas d’autre choix que de se plier à la volonté de ses patrons, qui attendent de cette association des étincelles et un titre constructeur qui lui échappe depuis 2008. Mais cette réunion de talents peut-elle seulement fonctionner ? « On se souvient des affrontements Villeneuve-Pironi chez Ferrari ou Senna et Prost chez McLaren, parfois au détriment du titre pilote… Mais l’écurie remportait le titre constructeur avec deux pilotes de pointe. C’est une décision qui est intéressante parce qu’elle est prise à la veille d’un changement de réglementation très important, qui va voir les pilotes beaucoup travailler sur le développement des nouveaux moteurs. Et pour cela, il faut des pilotes d’expérience.» Et si possible, une bonne entente entre eux…

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A.D avec A.A.