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GP d’Espagne : Alonso, star à domicile

Fernando Alonso

Fernando Alonso - -

Impressionnant de maitrise dans sa gestion des pneumatiques, Fernando Alonso a régné en maitre sur le GP d’Espagne, qu’il a largement dominé devant Kimi Räikkönen (Lotus) et son équipier chez Ferrari, Felipe Massa. L’Espagnol s’impose une nouvelle fois chez lui et se relance dans la course au titre.

La FIA lui a interdit le drapeau qu’on lui a tendu une fois la ligne d’arrivée franchie, les 66 tours bouclés et la communion avec le public de Montmelo parachevée. Qu’à cela ne tienne. Rien ne pouvait nuire ce dimanche au bonheur de Fernando Alonso. « C’était une après-midi fantastique, confiera l’intéressé sur le podium du Grand Prix d’Espagne. Renouer avec la victoire à la maison, c’est incroyable. » Devant des gradins acquis à sa cause, le « Taureau des Asturies », remuant en essais libres, moins vrombissant en qualifications, s’est senti pousser des ailes ce dimanche.

Dans son rétroviseur, laissant une trainée de poussière derrière lui, Kimi Räikkönen (Lotus) et son équipier chez Ferrari, Felipe Massa, n’ont pu que constater l’autorité de son succès. Le 32e de sa carrière, son second consécutif dans son pays, après sa victoire à Valence l’an dernier. Mais le premier à Barcelone depuis sept ans et l’époque Renault. Surtout, une victoire acquise de façon vraiment impériale.

Une gestion parfaite des pneus

Dès le début de la course, le natif d’Oviedo fait honneur à son surnom de buffle. Rapidement troisième, aux dépens de la Mercedes de Lewis d’Hamilton, Alonso ne cesse d’attaquer. Si le poleman Nico Rosberg résiste, il ne fait que repousser l’inévitable. Ses pneumatiques lâchent. Comme prévu. Et le 13e tour marque le début du règne d’Alonso. Après avoir profité de l’arrêt aux stands de Vettel, l’Espagnol dépose Rosberg, DRS aidant, en pleine ligne droite. La messe est dite.

Le jeu des pneumatiques, sur une piste surchauffée, ne lui est jamais défavorable, grâce à une maitrise parfaite de sa stratégie à quatre arrêts. Cette gestion, Lewis Hamilton aurait aimé la partager. Mais le Britannique (12e) n’a jamais pu se hisser au rythme des voitures de pointe, tout comme son équipier, Nico Rosberg (6e). Le grand perdant de ce Grand Prix, c’est bien le champion du monde 2008, qui voit Alonso lui ravir la 3e place au classement général.

Un championnat du monde complètement relancé

Et Vettel ? Le triple champion du monde a, lui aussi, connu des soucis de pneumatiques. Quatrième, il limite la casse derrière Felipe Massa, ce dernier offrant un joli doublé sur le podium à Ferrari.« Nous pouvons être heureux de la quatrième place, estime Vettel. Les trois premières voitures étaient un peu trop rapides pour nous et en ce qui concerne les pneus, ils les ont mieux géré que nous. Nous devons nous améliorer. Nous devons absolument faire quelque chose pour que les pneus s’usent moins. » La belle résistance de Kimi Räikkönen aux avant-postes n'a pas fait, non plus, ses affaires. A quinze jours du Grand Prix de Monaco, « Baby Schumi » (89 points) ne compte plus que quatre longueurs d’avance sur le Finlandais (85) - 4e podium lors des 5 derniers Grands Prix - décidément bien parti pour lui contester la couronne jusqu’au bout.

Vettel voit surtout l’ombre de Fernando Alonso fondre sur lui. Troisième avec 72 points, Alonso compte bien accentuer la pression : « Nous savons que nous avons la voiture pour nous battre avec les meilleurs et si on le fait bien, on peut se battre pour jouer le titre pilote. Nous ne voulons pas nous arrêter là. » Romain Grosjean aurait aimé en dire autant. Mais une rupture de suspension au 10e tour l’a contraint à l’abandon, tout comme Jean-Eric Vergne, out un peu plus tard. On s’en doute, leur mine défaite n’a que légèrement contrasté avec le rouge apparent dans les tribunes de Montmelo. Et le large sourire de Fernando Alonso, définitivement chez lui ce dimanche.

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A.D avec A.A, à Barcelone