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GP d’Italie : Bianchi, un avenir en rouge

Jules Bianchi

Jules Bianchi - -

Auteur d’une belle première partie de saison, Jules Bianchi ne cesse de se faire remarquer, malgré une monoplace très limitée. Une bonne nouvelle pour le Français, issu de la formation Ferrari, qui compte plus que jamais sur lui.

« L’objectif final, c’est d’aller un jour chez Ferrari. » A 24 ans, Jules Bianchi ne manque pas d’ambitions. Pur produit de la Ferrari Driver Academy, le pilote français continuera de faire ses gammes en F1 ce week-end, au Grand Prix d’Italie. Auteur d’un début de saison convaincant, lors duquel il a terminé 9 courses sur 11 avec un avantage conséquent sur son coéquipier (Max Chilton) et les monoplaces Caterham, le Niçois ne cesse de se faire remarquer. Il a beau être très discret, peu télévisé et rouler pour l’écurie la plus limitée du paddock (Marussia), Jules Bianchi semble promis à un bel avenir. Il pourrait même se dessiner chez Ferrari dans les années à venir… 

Avec ses bons résultats, le Français est déjà presque garanti de poursuivre en F1 la saison prochaine. Soit chez Marussia, qui sera équipée d’un moteur Ferrari en 2014, soit dans une écurie plus huppée, histoire de franchir un palier. « Le fait qu’il y ait un accord avec Ferrari sur le long terme, c’est plutôt bon signe. Ça montre que Marussia a des ambitions et qu’ils vont avoir une meilleure voiture à l’avenir, confie son manager Nicolas Todt. Ferrari a des relations privilégiées avec quelques écuries. C’est dans l’intérêt de Ferrari d’exploiter ces opportunités pour essayer de mettre Jules dans une autre équipe, toujours motorisée par Ferrari. Mais rester chez Marussia ne serait pas vu comme un pas en arrière, mais plutôt comme le prolongement d’une belle aventure. »

Domenicali : « Bianchi doit prendre de l'expérience »

Ferrari mise en tout cas beaucoup sur Jules Bianchi. La Scuderia veut absolument faire de lui l’image de la réussite de l’équipe et de sa formation. A l’image de Red Bull, avec Daniel Ricciardo mais surtout Sebastian Vettel. Trahie la saison dernière par le Mexicain Sergio Perez, qui a quitté Sauber pour rejoindre Mercedes, l’écurie italienne ne veut pas se précipiter, consciente que le pilote tricolore est encore jeune et peut-être un peu tendre. « Nous souhaitons qu’il fasse deux bonnes saisons avec une équipe qui lui donne la possibilité de gagner en expérience et Marussia en est une », explique Stefano Domenicali, le directeur sportif de Ferrari.

Jules Bianchi sait que Ferrari a fait de sa formation l’une de ses priorités pour les années à venir. D’autant que le baquet de Felipe Massa pourrait bientôt sonner creux et pousser la Scuderia à se tourner vers ses jeunes pépites. « J’ai commencé avec eux fin 2009. Dès le départ, l’objectif était de grandir dans les catégories inférieures pour ensuite aller en F1, raconte le Niçois. Pour le moment, l’objectif a été rempli. L’objectif final est évidemment d’aller chez Ferrari un jour. Pour ça, il faudra que je donne mon maximum, que je sois le plus rapide possible, le plus constant possible et un des meilleurs pilotes au monde. » Pour 2014, la Scuderia réfléchit à deux options : garder Felipe Massa, en attendant Bianchi, ou engager Kimi Räikkönen. Jules Bianchi pourrait lui aller briller chez Sauber, motorisée par Ferrari. La dernière étape avant de rejoindre la Scuderia ?

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La rédaction