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GP d’Italie : Vettel écœure Alonso

Sebastian Vettel

Sebastian Vettel - -

Auteur de la pole et souverain du départ à l’arrivée, l’Allemand Sebastian Vettel a remporté le Grand Prix d’Italie, ce dimanche à Monza, devant Fernando Alonso et Mark Webber. Un quatrième titre mondial lui tend les bras.

Le sourire de Sebastian Vettel est éclatant. Au sommet du podium, l’Allemand est pourtant en terrain hostile à Monza, circuit légendaire à la gloire de Ferrari. Fortement chahuté par les milliers de tifosi après l’hymne germanique, le pilote Red Bull triomphe pourtant. Encore une fois. « Ici, on peut entendre la différence quand on ne gagne pas avec une équipe italienne, lâche-t-il, amusé, devant les fans italiens. Nous avons battu les hommes en rouge. On est fier de ça. »

Surtout que sa sixième victoire de la saison, la deuxième dans le « Temple de la vitesse » depuis le premier succès de sa carrière au volant d’une Toro Rosso (2008), ne souffre d’aucune contestation. Comme d’habitude serait-on tenté d’ajouter au sujet du triple champion du monde. « C’est une course fantastique, remarque-t-il. C’est probablement l’un des circuits les plus difficiles techniquement. »

32 victoires comme... Alonso !

Parti en pole position et déjà impressionnant lors des essais, le pilote Red Bull n’aura lâché les commandes de la course que durant trois « petits » tours, le temps d’un arrêt express aux stands. Derrière lui, le valeureux Fernando Alonso, boosté par les fans et auteur d’un excellent départ (il était parti en 5e position), aura ainsi pu bomber le torse quelques minutes. L’Espagnol a fait de son mieux. Tenu à distance par l’Allemand qui comptera longtemps une dizaine de secondes d’avance, le pilote Ferrari doit en effet se contenter d’une logique deuxième place. « Tu t’es battu comme un lion, lui glisse son boss dans la radio. On ne pouvait pas faire mieux ce week-end. »

Entouré des Red Bull, puisque Mark Webber décroche une belle troisième place, le double champion du monde a effectivement conscience que Sebastian Vettel est intouchable. Et que le titre s’est sans doute envolé ce dimanche devant ses supporters. Relégué à 53 points de Vettel, à sept Grands Prix de la fin, Alonso est presque fataliste. « Il reste encore des courses. Nous nous battrons pour le championnat », tente de rassurer l’Espagnol, qui est aussi rejoint aux nombres de victoires par son rival (32). Décidément.

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Aurélien Brossier avec AA à Monza