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GP de Corée du Sud : Grosjean avait un adversaire caché

Romain Grosjean sur le podium du Grand Prix de Corée du Sud

Romain Grosjean sur le podium du Grand Prix de Corée du Sud - -

Derrière l’intouchable Sebastian Vettel (Red Bull), les Lotus de Kimi Räikkönen et Romain Grosjean ont complété le podium du Grand Prix de Corée du Sud. Longtemps 2e, le Français n’a pas pu contenir le retour de son futur ex-coéquipier.

Plus les tours défilaient sur la piste de Yeongam, plus Romain Grosjean devait se dire que, finalement, être le dauphin de Sebastian Vettel (Red Bull) était déjà une petite victoire au Grand Prix de Corée du Sud. Mais ce ne sera pas pour cette fois. La faute à son impétueux coéquipier. Kimi Räikkönen, aussi glacial dans la vie que bouillant sur la piste, n’a en effet pas laissé le Français apprécier le peu de lumière qui restait derrière le leader du championnat du monde. Pour monter pour la première fois de sa saison sur la deuxième marche du podium, le natif de Genève devra donc encore attendre.

Le plan semblait pourtant sans accroc pour Grosjean. Parti troisième sur la grille, il a immédiatement pris les roues de Vettel, au prix d’un dépassement sur Lewis Hamilton (Mercedes) dans le premier tour. Jamais distancé à plus de dix secondes par le leader du championnat du monde, le second pilote Lotus était dans la lignée de ses superbes qualifications. Parti dixième sur la grille, Kimi Räikkönen semblait bien loin de toutes ces préoccupations. Mais c’était sans compter sur une remontée fantastique et une bonne dose de culot au moment de griller la politesse à son coéquipier, à moins de vingt tours de l’arrivée.

Grosjean : « C'est de ma faute »

Alors qu’on pensait son esprit déjà un peu chez Ferrari, qu’il rejoindra la saison prochaine, « Iceman » a rappelé qu’il ferait le job jusqu’au bout chez Lotus. Et qu’il comptait bien montrer que le boss dans l’écurie britannique, c’était encore lui. « Il va tout donner, c’est un compétiteur », souligne Eric Boullier, le directeur de Lotus. Souriant sur le podium, Grosjean, auteur de son troisième podium de la saison, le sixième de sa carrière, préférait retenir la grosse performance collective de son équipe plutôt que ce petit affront fait par son coéquipier. Et n’hésitait pas à pointer du doigt ses propres erreurs.

« Je ne suis pas amer, c’est moi qui fait la faute contre Kimi, souffle le Français. Je me suis bien battu mais on dirait qu’à chaque fois qu’on se bat pour gagner la course, il y a le Safety Car qui arrive. On voulait faire un très long dernier relais. Ce n’est pas de chance pour moi, c’est de la chance pour Kimi. C’est de ma faute, je sors trop tard dans le virage 15. Je n’ai pas à me plaindre, c’est comme ça. (…) Je pense que j’étais plus rapide que Kimi aujourd’hui. On a laissé la course ouverte, ce qui est assez fair-play de la part de l’équipe. » Pendant encore cinq courses, le Français devra toutefois rester sur ses gardes lorsque la voiture de son coéquipier apparaîtra dans ses rétroviseurs. 

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A.Al. avec A.Ar. à Yeongam