RMC Sport

GP de Silverstone : les Français presque à la maison

Romain Grosjean

Romain Grosjean - -

Ils logent, comme Romain Grosjean, à côté de Silverstone. Ou viennent régulièrement se frotter au simulateur de leur écurie. Les quatre Français de F1 ont leurs habitudes à Silverstone. Ce week-end, ils rouleront tous un peu à domicile.

Silverstone. Son circuit de F1. Son public totalement féru de monoplaces, d’asphalte et de moteurs. Et ses écuries, toutes plus ou moins disséminées aux alentours. Sur les 11 officiant cette saison en F1, 8 d’entre elles ont leur camp de base aux alentours de Silverstone. Williams, « of course », mais aussi Lotus, Force India, Red Bull… « Ici, c’est un peu la Silicon Valley de la Formule 1 » concède sans mal Romain Grosjean. Qui connait bien les lieux.

Le pilote Lotus vit à 50 minutes du circuit britannique. Alors forcément, ce week-end, il se sentira un peu chez lui. « Oui, c’est un petit peu un Grand Prix à la maison, explique le Français. Silverstone fait partie de ces Grands Prix importants dans l’année, de par le circuit, l’histoire du sport automobile. On est un petit peu sur l’ancêtre des circuits de F1. »

Jean-Eric Vergne (Toro Rosso), Charles Pic (Caterham) et Jules Bianchi (Marussia) n’habitent pas (ou plus) en Angleterre. Mais le premier sera, comme Grosjean, en terrain connu à Silverstone. « Je vais souvent au simulateur et je dors à l’hôtel, raconte Vergne. J’y vais une fois avant chaque course, deux fois par mois environ. J’ai commencé à 17-18 ans à travailler directement avec Red Bull, au simulateur. Je connais beaucoup de personnes là-bas. J’y ai passé énormément de temps. Je vivais à 500 mètres de l’usine. Tous les jours, je passais dans les bureaux et je restais discuter. »

Pic : « Pas le temps de s’ennuyer »

Logé lui aussi à l’hôtel lors de son passage au simulateur, Charles Pic apprécie cette tranche de vie anglaise. « C’est sympa, confie l’intéressé. L’usine est très proche d’Oxford, à 15 minutes environ. Mes journées sont assez remplies ici. Entre le simulateur, le rendez-vous avec les ingénieurs, le sport… on n’a pas le temps de s’ennuyer. » Et le week-end de Grand Prix est également chargé, avec notamment des rendez-vous avec les collaborateurs.

« Beaucoup d’équipes en profitent pour inviter leurs employés, explique aussi Romain Grosjean. D’habitude, ces personnes-là bossent à l’usine et ne voient pas les voitures lors des Grands Prix. Cela donne une ambiance encore plus chaleureuse avec des vrais fans. » Et la possibilité de solutionner, quelques heures avant la course, les éventuels soucis de dernière minute rencontrés par les monoplaces. « On n’est pas loin de l’usine. On peut, jusqu’au dernier moment, apporter des évolutions », reconnaît le pilote Lotus. Silverstone n’a donc que des avantages.

A lire aussi

L'actu de la F1

Grosjean : « Silverstone, l’ancêtre des circuits »

Clap de fin pour Webber

A.D avec A.A, à Silverstone