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GP du Mexique: Lewis Hamilton dans la cour des très grands

Lewis Hamilton

Lewis Hamilton - AFP

Sans surprise, Lewis Hamilton a été sacré champion du monde pour la quatrième fois de sa carrière, ce dimanche à l'issue d'un Grand Prix du Mexique où rien ne fut simple.

C'est l'histoire d'un sacre presque sans nuage, presque tant la régularité du bonhomme, jamais hors des points tout au long de la saison et jamais écarté du top 5 lors des 18 Grands Prix dont il a pris le départ, impressionne. Un sacre sans quasi fausse note, où on l'aura vu passer la seconde, puis la troisième, pour faire fondre son retard sur Sebastian Vettel et s'adjuger le 4e titre de champion du monde de sa carrière. Ce dimanche, sur le circuit des Frères Rodriguez, Lewis Hamilton a embrassé son destin de façon majuscule. Petit clin d'oeil, d'ailleurs, pas forcément anodin de l'Histoire : le titre de champion de monde s'est joué et a basculé pour la troisième fois ce dimanche en faveur d'un Britannique au Mexique, après ceux décrochés par John Surtees (Ferrari) en 1964 et Graham Hill (1968), avec Lotus.

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En proie à des soucis moteurs lors des essais libres et de la séance de qualifications, le recordman de pole position, parti de la deuxième ligne (3e), devait finir dans les cinq premiers pour ne pas avoir besoin de surveiller la performance de Sebastian Vettel et être seul maître de son avenir. Le natif de Stevenage (dans la région du Hertfordshire, en Angleterre, ndlr) a tremblé au moment de remplir son ultime contrat de la saison, étant victime d'une crevaison d'entrée. Mais de la casse chez Vettel lui facilitera la tâche...

Neuvième du GP du Mexique, Hamilton n'a donc pas flambé. Mais cette saison, il a gommé son retard avec autorité sur l'Allemand, remportant cinq des six Grands Prix disputés depuis celui de Belgique et son succès, le 28 août dernier, sur le tracé de Spa-Francorchamps.

A égalité avec Prost et Vettel

L'autorité de l'ancien pilote McLaren donc mais aussi la défaillance manifeste des Ferrari dans la 2e partie de saison auront eu raison des ambitions de Sebastian Vettel. Dans le fief de la Scuderia, "Baby Schumi" est à la peine et termine 3e. A Singapour, il est contraint à l'abandon dès le 1er tour. En Malaisie, un problème moteur l'empêche de se mêler aux qualifications et le place 20e sur la grille de départ. Un cauchemar. L'Allemand, toujours aussi combatif, finira 4e. Au Japon ? Un nouveau souci mécanique l'amène à abandonner dès le 5e tour. Quant au Grand Prix des Etats-Unis, son départ canon à Austin ne lui permettra de faire illusion que pendant six tours, le temps pour Lewis Hamilton de le rattraper et de le dépasser.

Au classement général cette saison, c'est déjà fait désormais. Au palmarès, il faudra attendre un peu, puisque le Britannique égale sa victime de la saison, ainsi que le Français Alain Prost, quadruple champion du monde lui aussi. Nul doute que l'insatiable s'est déjà mis à la chasse aux records, lui qui avait annoncé avant son titre, vouloir remporter les trois derniers Grand Prix de la saison. Cela lui permettrait de se rapprocher du record de victoires de Michael Schumacher (91 pour l'Allemand contre 62 pour Hamilton). Et de se mettre en jambes pour la saison suivante, certainement encore avec la meilleure monoplace du paddock. Pour le même résultat ?

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