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Grosjean : « Envie d’être champion du monde »

Romain Grosjean

Romain Grosjean - Crédits photo : nom de l'auteur / SOURCE

EXCLU. A la veille de la reprise de la saison de F1, ce vendredi à Melbourne, Romain Grosjean a livré ses attentes au micro du Moscato Show. Son soulagement d’être le numéro 1 chez Lotus et son désir d’aller encore plus loin.

Romain Grosjean, la nouvelle saison de F1 s'apprête à démarrer à Melbourne. Comment vous sentez-vous ?

Oui, d’entrée à l’autre bout du monde. Comme ça, le voyage est fait. On n’aura plus à le refaire après. C’est toujours un Grand Prix sympa. C’est un peu comme la rentrée des classes. On se retrouve tous. Il fait beau, il fait bon. Il y a toujours une atmosphère particulière à Melbourne.

Etes-vous impatient de reprendre ?

Il est temps que ça reprenne. Je commence à en avoir marre. On est tous affûtés. On est parti sur 19 Grands Prix avec un quasiment toutes les semaines avec des voyages comme l’Australie, la Malaisie… On est au pic de forme et on essaie de le garder le plus longtemps possible.

Comment abordez-vous le changement imposé par les nouvelles règles ?

C’est un énorme challenge. Il y a énormément de changements et beaucoup de choses à apprendre. On a eu des essais hivernaux assez catastrophiques et ce n’est pas un secret. On a essayé de travailler un maximum et de faire tout ce qu’on pouvait faire pour être le plus près possible. On va voir si on a été bons ou pas. C’est un début de saison un peu incertain avec des problèmes de fiabilité. La performance, on ne sait pas trop où on en est et cela va donner des courses assez fun.

Alors que vous étiez en pleine progression ces deux dernières années, n'avez-vous pas peur que ces nouvelles règles vous freinent dans votre élan ?

Je ne pense pas avoir perdu mon pilotage pendant l’hiver. C’est une chose qui est sûre. Il va falloir travailler avec l’équipe, être les meilleurs sur ces nouvelles règles, essayer d’avancer plus vite que les autres. L’année dernière, on savait ce qu’on avait mais on n’avait pas ce qu’il fallait pour gagner. Là, on repart tous à armes égales et on va essayer de faire du mieux qu’on peut. Tout est redistribué.

Vous avez l'ambition de gagner dès dimanche ?

Si j’ai fait 20 heures de vol, c’est pour essayer de gagner le Grand Prix quand même. On verra après les essais libres. Ce qui est certain, c’est que Mercedes est plus préparé que Renault question moteur. Ce qui ne veut pas dire qu’ils sont aussi à l’abri des problèmes. Ça vaut la peine de se lever dimanche matin. C’est un petit peu tôt mais je pense que ça va être une course à rebondissements.

Vous rêvez du titre mondial ?

J’ai envie d’être champion du monde, oui. Après, il faut voir ce qu’il est possible de faire. Comme tout compétiteur, j’ai envie de gagner. C’est ce qui me motive et qui me fait me lever le matin. Mon rêve, c’est certain, est de devenir champion du monde. Est-ce que ce sera cette année ? Plus tard ? Un jour ? Je ne sais pas. Il y a un championnat qui commence avec la possibilité de remporter le titre. Il faudra travailler, être bon et avoir le matériel qui va bien.

Vous allez débuter cette saison dans la peau du numéro un cette fois. Quels avantages pouvez-vous tirer de cette situation ?

On peut choisir sa chambre et son côté du garage (sourires). C’est une situation que je préfère. Mais il faut le rester, le mériter, prouver qu’on est toujours là dans les moments de moins bien et qu’on peut pousser l’équipe vers l’avant.

Quelles sont, selon vous, les écuries favorites de ce début de saison ?

Sur le papier, les deux Mercedes sont les favoris. La Force India fonctionne bien. La Ferrari doit être quelque part dans le coin. La Williams a l’air pas mal aussi. Après, c’est un petit peu plus flou. Mais cela ne veut pas dire qu’ils sont sûrs d’aller au bout de la course sans problème. Ça va être compliqué de finir avec 100 kilos d’essence, avec tous les systèmes qui fonctionnent. Ça reste une grosse inconnue pour tout le monde. Il va falloir un petit peu de temps pour définir une hiérarchie. Les 4-5 premiers Grands Prix pourraient montrer quelque chose. Avec toutes ces règles, il va falloir que les ingénieurs se creusent les méninges et nous apportent des solutions.

Quel serait pour vous le Grand Prix idéal dimanche ?

C’est assez simple : partir en tête. Etre premier au premier virage et avoir 20 secondes d’avance pour avoir de la marge. Mais ça, c’est dans les livres.

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