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Grosjean : « Garder ce même état d’esprit »

Romain Grosjean

Romain Grosjean - -

Le paddock retrouve le Vieux Continent, ce week-end à l’occasion du GP de Barcelone. Après son podium à Bahrein il y a trois semaines, Romain Grosjean est heureux de retrouver le sol européen où il peut compter sur de nombreux fans français.

Romain, on imagine qu’après ce long break, vous étiez pressé de remonter dans votre baquet…

En effet, trois semaines, ça ne parait pas grand-chose mais une fois que la saison commence, tu es dans un rythme et ne pas avoir de week-end de course pendant ce temps était un peu long. Au bout d’un moment, la voiture nous manque et on a hâte de la retrouver.

Apres un GP de Bahreïn où vous vous êtes rassuré avec ce podium, ce GP d’Espagne sonne-t-il comme un nouveau départ ?

Non, on ne peut pas dire que c’est un nouveau début de saison puisqu’il y a 19 Grands Prix et on en a déjà fait 4. J’ai retrouvé les sensations que j’aime avoir dans la voiture, je peux maintenant me faire plaisir et ça m’aide à aller chercher des résultats bien meilleurs. On va essayer de continuer de marquer des points comme on l’a fait lors des quatre premiers GP mais au lieu de marquer 1-2 points, on va essayer d’en marquer entre 12 et 25.

Que vous inspire le circuit de Barcelone ?

Ce n’est pas un de mes circuits favoris mais ce n’est pas non plus un circuit que je déteste. Il fait partie des circuits importants de la saison puisqu’il est assez révélateur du niveau de performance des voitures. On va essayer de faire fonctionner notre voiture au mieux avec les nouveaux pneus qui arrivent.

Eric Boullier (Team Manager Lotus F1) nous disait qu’il a retrouvé le Romain qu’il apprécie, le Romain performant. Qu’avez-vous changé ?

Je pense que l’approche est la même. La clé, c’était de ne pas perdre la confiance en soi quand les moments étaient plus difficiles. On voyait la voiture de Kimi (Räikkönen) qui fonctionnait bien. La mienne, on n’y arrivait pas mais l’équipe a gardé confiance en moi et on a bien travaillé. Quand j’étais sur le podium à Bahreïn, c’était pour tous les membres de l’équipe qui étaient en bas. J’étais fier d’eux, fier de moi, fier du travail réalisé avec cette résolution du problème. On va continuer à attaquer tout en gardant le même état d’esprit en faisant le meilleur avec ce qu’on a entre les mains.

Le retour sur le continent européen permet-il un travail plus en profondeur sur la voiture ?

La grosse différence avec le retour en Europe, c’est que la voiture rentre à l’usine entre deux GP, ce qui permet d’analyser plus en détail s’il y a un doute. Pour être honnête, les équipes travaillent très dur même quand on est à l’autre bout du monde.

Si on met de côté le GP de Monaco où l’on voit beaucoup de fans français, que vous inspire ce retour sur le Vieux continent en termes de popularité et de soutien ?

C’est vraiment sympa de voir les drapeaux français dans les tribunes. Lors de la parade des pilotes, on a un petit jeu avec Jean-Eric Vergne, Charles Pic et Jules Bianchi : c’est de compter le nombre de drapeaux tricolore. C’est plutôt sympa de voir le nombre de fans qui augmente petit à petit. Ici, on n’est pas loin de la France et on sent vraiment les supporters qui sont là derrière nous.

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Propos recueillis par Antoine Arlot, à Barcelone