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Grosjean : « J’ai prouvé ma valeur »

Romain Grosjean

Romain Grosjean - -

Contraint à l’abandon ce dimanche au Brésil, Romain Grosjean (27 ans) dresse un bilan satisfaisant de sa saison, bouclée à la 7e place au classement des pilotes. Le Français (Lotus) déborde d’ambitions pour la saison prochaine.

Romain, quel est votre sentiment après ce dernier Grand Prix de la saison ?

Ce n’est pas le meilleur moyen de finir la saison. Mais c’est la course. Si on regarde ce qu’on a fait ces derniers temps, on peut être fier et heureux de ce qu’on a réalisé. On a roulé très souvent à 120% du potentiel de la voiture, sans faire d’erreur, en étant tout le temps présent. On a été très solide sur cette fin de saison. On a eu une équipe unie. On peut partir la tête haute.

L'ambiance dans l'équipe a parfois été tendue...

En interne on prend soin les uns des autres. On a toujours été unis. Il y a eu des moments plus compliqués que d’autres mais on a toujours été tous ensemble. Sur les week-ends de course, on oubliait tous ces problèmes. Aujourd’hui c’était la dernière course de beaucoup de mécanos, des miens notamment, et c’est toujours un moment plein d’émotion. Ce sont des mecs qui peuvent être fiers d’eux, comme je peux être fier de moi. On a montré qu'on faisait partie des tops équipes et que je faisais partie des meilleurs pilotes.

Avez-vous ressenti un déclic lors de la 2e partie de saison ?

Pour moi ce n’est pas un déclic, c’est une progression constante. Ça ne s’est pas toujours vu car ma voiture a décidé cette année d’être assez capricieuse. Depuis Bahreïn (3e), les progrès étaient en cours. J’ai progressé, j’ai travaillé. A chaque fois qu’il y avait une nouvelle situation, je l’ai prise pour progresser, comme lors du Grand Prix du Japon où je menais une course pour la 1ère fois. Il y a énormément de choses à apprendre.

« Je n'ai pas d'inquiétudes profondes »

Etre le leader de l'équipe doit vous faire plaisir...

Depuis Singapour, il a fallu montrer que j’en étais capable, même si pour moi ça n’a pas changé grand-chose car il fallait continuer à faire mon travail. Mais c’est une position que j’aime bien, j’aime avoir l’équipe derrière moi. C’est le cas depuis quelques courses et on a vu que ça marchait plutôt très bien. Quand on a l’équipe qui vous fait confiance, qui pousse, ça aide à faire que ça aille mieux.

Les incertitudes économiques chez Lotus vont font-elles peur ?

Mon avenir n’est pas encore finalisé mais je crois que je ne pouvais pas faire mieux sur la fin de saison. Vettel a gagné neuf courses d’affilée mais je pense qu’on a été à son niveau plus d’une fois. Je pense que j’ai prouvé ma valeur et donc je n’ai pas d’inquiétudes profondes.

Pensez-vous pouvoir bouleverser la hiérarchie la saison prochaine ?

Vu ce qu’on a réalisé en cette fin de saison, on va commencer l’année prochaine en visant clairement une place au championnat. C’est sûr qu’on commencera en espérant être champion du monde. C’est pour ça que je reviendrai à Melbourne. On verra ce qu’il est possible de faire mais je crois que l’an prochain, si tout se passe bien, on peut faire une grosse année.

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Propos recueillis par Antoine Arlot et à Interlagos