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Grosjean : « J’ai toujours cru en moi »

Romain Grosjean

Romain Grosjean - -

Troisième ce dimanche sur le circuit du Nürburgring, Romain Grosjean est monté sur son deuxième podium de la saison après celui du Grand Prix de Bahreïn. S’il a entrevu la victoire, le Français se contente d’une performance qui lui offre une bouffée d’oxygène

Romain, êtes-vous satisfait de cette troisième place ?

Enfin une course qui se passe sans encombre... Le premier arrêt aux stands s’est très bien passé. Mon ingénieur me donnait beaucoup d’informations. J’ai été à la bagarre avec Sebastian Vettel. Avec la voiture de sécurité qui est arrivée, la stratégie de l’équipe a évolué. Nous sommes passés à trois arrêts au lieu d’en tenter deux. A la fin, dans l’équipe, il fallait mettre un pilote en pneus tendres et l’autre en pneus médiums. Il s’est avéré que les tendres étaient plus rapides. Ça fait vraiment du bien de revenir sur le podium. On a fait un week-end propre et c’est ce qu’on veut pour construire une saison solide.

Avez-vous cru à la victoire ?

Clairement. Sur le deuxième relais, juste avant le safety car, j’étais pas mal. Sebastien Vettel commençait à avoir des petits soucis. Mais c’est quasiment impossible de trouver l’ouverture sur ce circuit du Nürburgring. Les lignes droites sont courtes, les zones de freinage aussi. Ça n’a pas aidé. On va continuer à travailler en espérant que ça va sourire un jour.

« Mon travail a toujours été positif »

Comment expliquez-vous ce retour en forme ?

Le soleil et la température nous aident toujours. En qualifications (5e place), cela nous a permis de gérer les pneus comme nous savons le faire. On les fait rentrer dans leur fenêtre d’utilisation. C’est la clé à l’heure actuelle. Nous amenons de belles évolutions sur la voiture. La monoplace fonctionne lorsqu’on arrive à faire marcher les pneus.

Avez-vous douté après quatre Grands Prix sans marquer le moindre point ?

Pas spécialement. Je me suis toujours dit : « Quand est-ce que ça va tourner ? » J’ai toujours cru en moi. Les chiffres n’étaient pas bons mais je savais que le travail que je réalisais était positif.

Quelles ont été vos sensations lorsque vous étiez dans les roues de Sebastian Vettel, triple champion du monde ?

Ça dévente. On perd de l’appui aérodynamique. J’avais le DRS. Je n’étais pas loin. J’ai essayé de lui mettre la pression.

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Propos recueillis par Antoine Arlot, au Nürburgring