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Grosjean : « La lumière n’est pas loin »

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Seizième des qualifications ce samedi et finalement quinzième sur la grille de départ du GP de Malaisie ce dimanche, Romain Grosjean n’a toujours pas retrouvé son niveau de performances de la saison dernière. Mais les choses s’améliorent.

Romain, vous serez 15e sur la grille de départ malgré la pluie et les difficultés de Lotus. Est-ce votre meilleure journée depuis le début de la saison 2014 ?

C’est effectivement notre meilleure journée en 2014, une journée sans problème majeur. On est compétiteur et on veut toujours mieux, mais c’était la première fois que je conduisais la voiture et le V6 turbo sous la pluie, il fallait un peu tout découvrir et dans l’ensemble, ça a plutôt mieux marché que ce qu’on attendait.

Commencez-vous à voir la lumière au bout du tunnel ?

On peut la voir assez rapidement. Nos problèmes sont assez simples finalement, dans le sens où ce ne sont pas 10 000 problèmes mais deux ou trois qu’on peut régler. Donc la lumière n’est pas forcément loin. Il y a encore du travail mais on a les bons cerveaux, nos équipes savent ce qu’elles font, et quand on travaille, ça va plutôt dans la bonne direction.

Votre performance lors des qualifs représente-t-elle un vrai pas en avant ou juste le résultat d'un nivellement des valeurs à cause de la pluie ?

Je pense qu’il y a eu un vrai pas en avant. Lors des essais libres 3, avec une voiture dont je n’étais pas content du tout, on fait le treizième temps, ce qui n’est pas ridicule vu d’où on vient. Il y a plein de positif. Il faut continuer de travailler, regarder chaque fois qu’on roule comme une séance d’essais. Ça demande pas mal d’énergie de toujours garder la foi et l’envie d’y aller, mais une fois que j’ai fermé le casque, je donne le meilleur de moi-même et j’essaie de sortir tout ce que je peux de la F22.

Tout cela doit être encourageant pour la course de dimanche...

Ça peut aller au bout, on peut avoir un problème… Tout est possible dans le sport auto. On n’a pas eu de problème majeur aujourd’hui (samedi, ndlr) mais on ne va pas réinventer la roue d’ici demain. Je ne garantis pas que tout sera à 100% fiable mais sur le papier, tout est correct et la voiture devrait aller au bout. J’espère que ce sera le cas.

Avec les V6 turbo, conduire sous la pluie est-il plus compliqué ?

C’est un peu la même chose que les V8. Les motoristes ont fait un très bon travail sur la réaction du turbo et la réponse de la pédale de gaz. Ça patine, c’est sûr, mais dans l’ensemble, ça reste comme c’était avant. C’est la même chose en termes de couple et de reprise de gaz.

Sous une telle pluie, vit-on seulement dans le stress ou arrive-t-on à prendre un rythme ?

On peut prendre un certain rythme sous la pluie mais c’est impossible en Malaisie. Il pleut toujours à un endroit du circuit et pas à un autre. Vous arrivez au virage n°5, il y a plu comme vache qui pisse au tour d’avant, mais c’est sec au n°7 puis de nouveau mouillé au n°10. C’est très compliqué de faire le bon choix de pneus et d’appréhender le grip qu’on aura sur certaines parties du circuit.

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Propos recueillis par Antoine Arlot à Sepang