RMC Sport

Grosjean : « Montrer qu’on a la meilleure voiture »

Romain Grosjean

Romain Grosjean - -

Romain Grosjean, membre de la Dream Team RMC Sport, aborde le GP d’Allemagne avec confiance, malgré ses 5 places de pénalité. Le pilote Lotus compte bien profiter de ce circuit ouvert aux dépassements pour rêver d’une folle remontée.

Romain, se prépare-t-on différemment lorsqu’on part avec cinq places de pénalité ?

Ce n’est pas la meilleure façon de commencer un week-end de course. Maintenant, on sait que le circuit d’Hockenheim offre des belles opportunités de dépassement. C’est plutôt une bonne chose. A moi de partir 6e car c’est la meilleure position que je puisse faire lors des qualifications. Ensuite, on montrera qu’on a la meilleure voiture pour aller chercher la victoire.

Sur un circuit ouvert comme celui d’Hockenheim, travaillez-vous les dépassements ?

Non, pas spécialement. Un dépassement se fait vraiment au feeling. Il faut essayer de surprendre l’adversaire le plus possible. C’est n’est pas forcément là où on s’y attend. Il ne faut pas non plus tenter des choses qui sortent de l’ordinaire. On va travailler comme on le fait d’habitude. On va régler notre voiture pour avoir une très bonne qualification et une bonne stratégie en course. La seule différence qu’on peut faire c’est d’être un peu plus agressif que d’habitude. 

Qu’il y a-t-il de différent par rapport au début de la saison ?

J’ai beaucoup plus d’expérience et beaucoup plus de facilité pour régler ma voiture. J’arrive à mieux imaginer des choses qui vont se produire durant le week-end. Maintenant, il me reste énormément de choses à apprendre en Formule 1. Ce n’est pas en une saison qu’on fait le tour de la question. On progresse petit à petit, c’est une bonne chose. C’est bientôt les vacances, ça va faire du bien à tout le monde. 

Vous étiez à l’INSEP il y a quelques jours…

J’ai été invité à l’INSEP par un des entraîneurs de l’équipe de France de judo, Benoît Campargue, qui est un passionné de sport automobile. Du coup, on s’est rapproché via le sport auto et des amis en commun. J’ai donc pu voir le dernier entraînement des judokas avant de rejoindre Londres. J’ai pu regarder l’entraînement avec Teddy Riner, Ugo Legrand et tous les autres athlètes.

Qu’avez-vous pensé de l’entraînement des judokas ?

Il y a quelques similitudes sur la protection en cas d’accident ou de mauvais coup. Nous, nous travaillons vraiment ça en physique. Protéger les organes internes en cas de gros crash. En judo, on veut aussi se protéger et se gainer un maximum pour éviter de se faire mal. Après, c’est vrai qu’ils sont vraiment impressionnants. A côté, on se sent un peu léger. On a quelques points communs sur la rapidité, les réflexes et la coordination. 

Vous y avez également croisé le Président de la République, François Hollande…

J’y suis allé le jour où François Hollande venait à l’INSEP. J’ai donc pu discuter un peu avec Monsieur le Président. Il avait beaucoup d’athlètes à voir alors que moi, j’étais là comme un invité. C’était plutôt sympa. J’ai vu qu’il suivait la F1 car il était au courant que j’avais cette pénalité de 5 places à Hockenheim. Il m’a dit que je n’aimais pas faire les choses de façon facile. C’est toujours un honneur de parler au Président.