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Grosjean : « Revenir plus fort à Singapour »

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Suspendu pour le GP de Monza, ce week-end, après sa responsabilité avérée dans un accrochage avec Lewis Hamilton au départ du GP de Spa dimanche dernier, Romain Grosjean ne fuit pas ses responsabilités mais désire repartir de l’avant.

Avez-vous pu réfléchir à ce qu’il s’est passé à Spa ou revivre la situation pour comprendre ?

Réfléchir, oui, mais revivre, je dirais non parce qu’on n’a pas forcément envie de revivre ça. J’avais juste envie de comprendre le pourquoi du comment, pour revenir sur la prochaine course à Singapour plus fort. On peut prendre la même situation avec Lewis (Hamilton, ndlr) et moi dans une autre ligne droite et il ne se passe pas grand-chose mais là, c’était au départ. Donc à la base, il y a un accrochage entre deux voitures et au final, il y a beaucoup de voitures touchées même si le principal, c’est que personne ne soit blessé. C’était assez impressionnant et je suis content qu’on s’en soit tous sortis indemnes.

Dans quel état d’esprit êtes-vous une semaine après votre accident ?

Ce n’est pas très agréable de venir à Monza et de ne pas rouler. C’est une décision collégiale. On ne s’est pas posé la question, ni l’équipe, ni moi, ça semblait naturel. L’équipe m’a offert son soutien de manière assez extraordinaire toute cette semaine. Donc aujourd’hui, je suis content d’être là pour essayer d’aider au maximum. Si Jérôme (D’Ambrosio, pilote remplaçant, ndlr) a des questions, j’y répondrai avec grand plaisir pour que l’équipe marque des points au championnat. C’est le principal. J’ai passé les deux séances avec les ingénieurs et sur le muret, donc, j’ai noté pas mal de choses intéressantes que j’ai envie d’essayer dès Singapour.

Trouvez-vous la sanction qui vous touche exagérée, comme ont pu le dire Alonso et Vettel ?

La sanction est sévère mais on l’accepte et si on arrive à ressortir grandi de cette expérience, c’est le principal. Je pense que l’on va revoir certaines petites choses, remanier un peu nos week-ends, se concentrer sur différentes choses pour être mieux armé au départ. Tout jeter et repartir à zéro serait une bêtise. Il faut relativiser même si on va prendre des décisions pour l’avenir.

Quel accueil vous ont réservé votre équipe et le microcosme de la F1 ?

Je n’ai pas encore pu croiser de pilotes parce que je ne suis arrivé que ce matin ici et qu’ils sont tous dans leur coin concentrés pour leur séance mais je verrai ça au briefing ce soir. Tout le monde m’a salué avec plaisir, m’a remercié d’être là. Ils m’ont dit qu’ils avaient hâte d’être à Singapour.

Cela fait plusieurs Grands Prix que vous êtes impliqués dans des accrochages…

L’Australie, je pense que je n’y peux pas grand-chose. En Malaisie, j’ai accepté que l’erreur était la mienne et que je m’étais fait avoir par le grip, trop léger. Si on prend Silverstone, c’est un petit peu la confusion sur le 2e virage, ce qui est normal, et je prends un coup sur mon aileron avant par une autre voiture alors que je suis déjà limite de piste. A Spa effectivement, je me suis trop rabattu et j’ai mal jugé la distance avec Lewis. J’ai reconnu mon erreur.

Craignez-vous pour votre statut si Raïkönnen joue le titre jusqu’au bout ?

J’ai pense qu’il faut être intelligent, qu’on a une équipe où la politique n’a pas de place, ce qui est très agréable quand on est pilote. Maintenant, si Kimi peut être champion du monde, il ne faudra pas être idiot et jouer le jeu.