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Grosjean : « Toujours envie de gagner »

Romain Grosjean

Romain Grosjean - -

Une vingtaine de jours après le Grand Prix de Sepang, Romain Grosjean est de retour dans son baquet à Shanghai, une ville qu’il apprécie tout particulièrement. Fort d’une 6e place en Malaisie, le pilote tricolore de Lotus F1 aborde ce week-end chinois avec une bonne dose de confiance.

Romain, après 15 jours sans Formule 1 et un bon résultat en Malaisie (6e), a-t-on hâte de revenir dans sa voiture ?

D’une manière générale, on est toujours pressé de revenir dans la voiture parce qu’on aime ça. Mais quand on enchaine deux courses coup sur coup, ça fait toujours du bien d’avoir du temps en dehors. Je suis remonté dans le simulateur la semaine dernière donc ça m’a permis de retrouver quelques marques et revoir les ingénieurs pour débriefer la Malaisie et préparer la Chine.

Votre simulateur d’Enstone est tout nouveau, est-il déjà fiable ?

Non, il y a encore des choses qui vont de travers. L’autre jour, je sortais des stands, je tourne à gauche et les roues vont à droite, ça nous a pris 1h30 pour régler le problème ! On a encore du travail si on veut arriver à la hauteur du simulateur de Red Bull ou de McLaren qui ont beaucoup d’années d’avance. Dans un futur plus ou moins proche, ça sera un bon outil.

Le GP de Chine reste un bon souvenir pour vous, c’est un Grand Prix qui avait lancé votre saison 2012…

Effectivement, le GP de Chine est celui où j’ai inscrit mes premiers points en Formule 1, cette 6e place en 2012 est un bon souvenir. Le GP de Shanghai est assez sympa avec des courses excitantes et cette ligne droite qui n’en finit plus. Shanghai est une ville fascinante, pleine de vie, de bouchons, de voitures et d’immeubles assez fou.

Ce côté « fou » de la ville de Shanghai vous oblige-t-il à adopter un rythme différent sur ce week-end de course ?

En effet, le rythme est différent car le circuit se trouve très éloigné de la ville : on a entre 1h et 1h30 de route le matin et le soir pour aller au circuit. Il faut se lever plus tôt, on rentre plus tard à l’hôtel, ça ne facilite pas les choses. Et puis, on ne peut pas ignorer ce qu’il se passe actuellement en Chine avec la violente épidémie de grippe. Par conséquent, tous les soirs, c’est steak bien cuit et purée de pomme de terre pour ne pas prendre de risque et éviter d’aller manger quelque chose qui pourrait être contaminé.

Sur le plan sportif, après un bon GP de Malaisie (6e), vous aurez une voiture avec les améliorations que possédaient Kimi Räikönnen à Sepang, les objectifs seront donc à la hausse…

Quand on part en weekend end pour une compétition, on a toujours envie de gagner, c’est certain. On va travailler, trouver les meilleurs réglages pour la voiture et la meilleure utilisation des pneus parce qu’on sait qu’ici, c’est très important. On verra après le drapeau à damiers où on se situe mais on va faire de notre mieux. Dès les premiers tours de pistes, on verra si on est parti sur de bonnes bases et de là on ira chercher le meilleur résultat possible.

La victoire de Kimi à Melbourne n’était pas le bouquet final de la saison de Lotus, rassurez-nous !

Je n’espère pas, je n’ai pas eu encore ma victoire ! L’équipe travaille fort et on sait que les quatre premières courses ne sont pas forcément représentatives du reste de la saison. Il faudra voir l’état des équipes au retour en Europe à Barcelone (le 12 mai prochain).

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Propos recueillis par Antoine Arlot