RMC Sport

Grosjean : « Tous les signaux sont au vert »

GP de Chine : Romain Grosjean

GP de Chine : Romain Grosjean - -

Rassuré par sa Lotus, le Français Romain Grosjean s’est qualifié en Q3 pour la première fois de la saison ce samedi à Shanghai. En 10e position sur la grille de départ du GP de Chine, il espère confirmer en course ses progrès.

Romain, c'est votre première Q3 de l'année. A quoi devez-vous cette performance ?

A une voiture qui va bien, à Renault (motoriste de Lotus) qui fait des progrès, à un circuit qui favorise moins la puissance des moteurs. Moi, je continue de donner 100% de ce que je peux faire. Je ne vais pas lâcher parce qu’on a eu un début de saison difficile. On travaille.

On a l'impression qu'il s'agit du plus gros pas en avant de Lotus depuis Bahreïn...

Sur le papier, oui, c’est un gros pas en avant. C’est dans la lignée de ce qu’on continue de faire, que ce soit sur l’aérodynamique, la mécanique et Renault avec le moteur. En F1, quand on trouve un petit quelque chose, cela peut faire une grosse différence sur un temps au tour. Là, nous avons trouvé trois petits trucs qui font qu’on se bat désormais pour la fin de la Q3 et non plus pour la fin de la Q2.

A quoi faut-il s'attendre dimanche ?

Dans l’ensemble de ce qu’on a vu hier (vendredi lors des essais libres), on pense se battre avec Williams, peut-être les Force India qui n’étaient pas extrêmement à l’aise sur le sec. Mais la vérité d’un jour n’est pas celle du lendemain. Avec la pluie aujourd’hui, la piste sera différente demain.

« On n'est jamais à l'abri »

Vous avez le même moteur que Jean-Eric Vergne, qui partira en 9e position juste devant vous. Est-ce un bon repère ?

Toro Rosso est effectivement un bon repère pour nous. On aimerait et on devrait être devant. On a débuté sur une note difficile. On paie un peu ce retard. Mais dans l’ensemble, on peut être satisfait de notre week-end. Excepté la Q3, on est meilleur que Toro Rosso ce week-end.

Avez-vous suffisamment roulé pour faire l'éventail des éventuels problèmes de fiabilité ?

On ne parle plus de la fiabilité en interne. Ou en tout cas, ce n’est plus ce qui nous empêche de rouler. Ça reste du sport de très haut niveau, avec des machines très poussées. Il peut donc y avoir des problèmes. On n’est jamais à l’abri mais, dans l’ensemble, tous les signaux sont au vert.

Propos receuillis par Antoine Arlot à Shanghai