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Grosjean : « Une course assez splendide »

Romain Grosjean

Romain Grosjean - -

Après un départ catastrophique, Romain Grosjean (Lotus) a réalisé une formidable remontée ce dimanche sur le Grand Prix de Grande-Bretagne. Le Français s’est classé 6e d’une course remportée par l’Australien Mark Webber (Red Bull).

Romain, comment analysez-vous cette folle remontée ?

C’était une sacrée course ! Malheureusement, j’ai eu un incident dès le 3e virage. Je ne demande pas grand-chose, je suis à l’extérieur de Lewis (Hamilton) et il y a une Force India qui me casse l’avant. La course était fortement compromise s’il n’y avait pas la pluie. La pluie n’est pas venue mais l’équipe a fait un formidable travail pour me donner une bonne stratégie. Il y a eu des belles bagarres. En fin de course, ça commençait à devenir compliqué avec mes pneus. J’ai donc assuré ma place car de toute façon, Kimi (Räikkönen) était trop loin.

Vous avez été auteur de plusieurs dépassements de qualité…

Il faut savoir se faire respecter. Il faut savoir tenter sa chance, sans prendre des risques inutiles. Aujourd’hui, on s’est tous laissé la place qu’il fallait. C’était vraiment sympa de pouvoir faire ces bagarres avec de tels pilotes. C’est assez extraordinaire. Et partir dernier pour finir 6e, c’est quand même une belle remontée.

N’y a-t-il pas une certaine déception, malgré cette belle remontée ?

On peut toujours faire mieux, c’est la course. Avec un aileron cassé au premier tour, en général c’est la fin. Là, on met les deux voitures dans les points, à la 5e et 6e place. On fait une course assez splendide et il y a des fois où une belle remontée vaut mieux qu’un podium. Aujourd’hui, je suis content de ma course.

Comment était votre monoplace ce dimanche ?

Je pense qu’on avait le rythme pour se battre avec les gros bras de la tête de course. C’est ma faute en qualifications d’être parti en tête-à-queue. On part à la 9e place, il y a donc les risques du peloton. On savait que les deux premières épingles allaient être difficiles. Mais on a bien sauvé les meubles.

Propos recueillis par Antoine Arlot