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Hamilton : « C’était fou »

Lewis Hamilton

Lewis Hamilton - -

Seulement 10e sur la grille de départ, le pilote anglais de l’écurie McLaren-Mercedes a réussi à remonter à la 4e place devant son public, ce dimanche à Silverstone. Le champion du monde 2008 a été l’un des principaux animateurs de la course et a notamment résisté d’extrême justesse au retour de Felipe Massa (Ferrari) dans le dernier tour.

Lewis Hamilton, que ressentez-vous après cette quatrième place obtenue à Silverstone ?

C’était fou. Mais d’abord, je tiens à remercier toute l’équipe, qui a réalisé un travail fantastique aujourd’hui, notamment au moment des arrêts aux stands. Et piloter devant tous ces supporters, c’était génial… Je n’avais jamais vu autant de monde à Silverstone et les fans ont vraiment été fabuleux. Je souhaite vraiment à tous les pilotes de connaître ça un jour. Ils ont été phénoménaux.

Comment avez-vous vécu cette course ?

J’ai fait un bon départ. J’ai réussi à gagner plusieurs places. Mais malheureusement, à la fin, l’équipe m’a dit qu’il fallait que j’économise mon carburant de manière assez importante. J’ai donc dû ralentir et céder ma position à Mark Webber. Dans le dernier tour, ils m’ont dit que je pouvais y aller à fond. Je ne voulais surtout pas laisser la quatrième place à Felipe Massa. Il n’y avait pas moyen. (Rires.) J’ai fait du mieux que j’ai pu.

Après plusieurs courses compliquées, vous êtes-vous senti mieux ce dimanche ?

Aujourd’hui, j’étais dans un très bon rythme. Ça a été dur de ne pas être en mesure d’être compétitif, de ne pas pouvoir se battre pour une bonne place dans les dernières courses. Ce n’était pas seulement à cause de mes performances. Nous n’étions pas au point au niveau de la vitesse. Ici, avec des conditions changeantes, c’était beaucoup plus excitant et ça nous donnait de meilleures chances. J’ai pu montrer mon talent, même si la piste était mouillée. J’ai été à un moment le plus rapide en course malgré le fait de ne pas avoir la voiture la plus rapide. C’est pour ça que cette course me laisse un sentiment fantastique.

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Webber, une consigne qui passe mal |||

Dans les échappements de son coéquipier chez Red Bull-Renault, Sebastian Vettel, en fin de course ce dimanche à Silverstone, Mark Webber n’a pas écouté la consigne de son équipe, qui voulait figer les positions. « Si Fernando Alonso avait abandonné dans le dernier tour, on se serait battu pour la victoire, a expliqué l’Australien. J’ai entendu les messages de l’équipe à quatre ou cinq tours de l’arrivée. Mais j’ai essayé jusqu’au bout. » Christian Horner, le directeur de l’écurie Red Bull, a donc stressé jusqu’au drapeau à damiers. « Je peux comprendre la frustration de Mark (ndlr : Webber), reconnait-il. Mais il ne fallait pas prendre de risques. C’était évident que ni l’un, ni l’autre, n’allait céder. Manifestement, Mark a choisi d’ignorer notre consigne. » Heureusement pour Red Bull, les deux pilotes n’ont pas commis la même erreur qu’en Turquie en 2010. Leur accrochage avait alors entraîné l’abandon de Sebastian Vettel et ralenti Mark Webber, finalement 3e.