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Hamilton, un bad boy sur le Rocher

Hamilton, au coeur de la polémique ce week-end à Monaco

Hamilton, au coeur de la polémique ce week-end à Monaco - -

Brillant une semaine plus tôt à Barcelone, le pilote McLaren, rival n°1 de Vettel dans la course au titre, et ses manœuvres osées ont été au cœur des critiques dimanche à Monaco. Et ce n’est pas la première fois.

L’Anglais n’aime pas les voitures de sécurité. Dimanche à Monaco, le pilote McLaren l’a encore démontré. Alors que la course vient de repartir sous la conduite de la safety car après un carambolage au 72e tour, Lewis Hamilton double à la hussarde Pasto Maldonado sur sa Williams-Cosworth. Le Vénézuélien, qui ne peut voir la McLaren, est éjecté dans le rail. Huitième à cinq tours de l’arrivée, le rookie du paddock peut avoir des regrets. Les commissaires de courses n’en ont pas eu, infligeant vingt secondes de pénalité au Champion du monde 2008, parti 9e sur la grille pour terminer trois places de mieux.
Ces vingt secondes auront été sans incidence sur son résultat, mais lourdes de conséquence pour la réputation controversée du pilote. « C’est parce que je suis un Noir », lancera-t-il à la presse, sous forme de boutade, après la course. Plus sérieusement, Hamilton défendra son pilotage. « Les gens veulent du show, et on vous tombe dessus quand vous voulez dépassez... »
Trop loin le Britannique, l’est certainement allé plusieurs fois dimanche sur le circuit de la Principauté. Avec Michael Schumacher au 10e tour, puis avec Felipe Massa au 32e tour, forcé à l’abandon. Les deux pilotes auront des mots plus ou moins durs à l’encontre d’Hamilton. Diplomatiques pour Kaiser Schumi, sans détour pour le Brésilien de chez Ferrari : « On ne peut pas dépasser dans ce virage (Grand Hôtel), il m’a touché, j’ai tamponné Webber, et j’ai ensuite terminé dans le rail », tempête Massa. « Franchement, quand je sens que je vais trop loin, je le reconnais », plaide l’accusé.

Des précédents qui ne plaident pas en sa faveur

Un discours pourtant difficile à entendre. En 2009, il est épinglé au GP d’Australie pour avoir menti aux commissaires de course. Son pilotage derrière la voiture de sécurité est une nouvelle fois en cause. En 2007, au GP du Japon, il est accusé d’avoir provoqué l’accident de Sebastian Vettel (Toro Rosso) et Mark Webber (Red Bull), en simulant un abandon derrière… le safety car. Plusieurs ténors du plateau parlent même de « pilotage de merde ».
Brillant deuxième à Barcelone, il y a une semaine, d’où il ressort comme le seul vrai rival de Vettel dans la course au titre, le pilote McLaren est retombé dans ses travers à Monaco. « Il n’est jamais trop tard, dit celui qui compte désormais 58 points sur l’Allemand. (Ce qui s’est passé à Monaco) ne va pas affecter ma confiance. » Mais son image certainement… 

Louis Chenaille (avec A.A.)