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La riposte anti-Vettel s'organise

Sebastian Vettel

Sebastian Vettel - -

Le pilote Red Bull devrait être sacré champion du monde 2011 dans quinze jours au Japon. Devant la domination du prodige allemand, plusieurs écuries ont déjà commencé à préparer la saison prochaine. Histoire de pouvoir résister au nouveau roi du paddock.

Suzuka a sorti ses plus beaux habits. Dans quinze jours, le circuit nippon accueille le gratin de la F1 pour un épilogue annoncé. Le champagne est au frais, les tribunes déjà frémissantes et le trône parfaitement lustré. Sauf improbable cataclysme, Sebastian Vettel s’y installera pour la deuxième fois de sa carrière. A cinq courses du terme, le pilote Red Bull n’est plus qu’à un point du couronnement. Autant dire que le suspense est déjà en vacances. Avec huit victoires et onze pole positions en quatorze Grand Prix, l’Allemand a plané sur cet exercice 2011. « Il a roulé de manière fantastique, reconnait Fernando Alonso, impuissant dans son baquet Ferrari. Il n'a pas commis d'erreurs, ou alors très peu. Même quand les conditions étaient délicates, il a réussi à sortir un super tour qualificatif et une superbe course du début à la fin. »

Une carte de félicitations signée par l’ensemble du paddock. A 24 ans, Vettel a en effet impressionné tout son monde. En pliant l’affaire aux deux tiers de la saison, il a assommé la concurrence et endossé un costume de patron. Un statut qu’il va devoir assumer l’an prochain. « En 2012, ce sera plus dur pour son équipe, a déjà prévenu « Maître » Schumacher dans Sport Bild. L’écart sera réduit, il y a eu des courses cette saison où personne n’était en mesure de le suivre. Ce ne sera plus le cas. » Parole de septuple champion du monde.

Tambay : « Tout le monde va se remettre en questions »

Si « Baby Schumi » veut imiter l’original, il va devoir dompter une concurrence plus féroce. « Tout le monde va se remettre en questions, assure Patrick Tambay. Ils se sont déjà attelés à le faire. Chacun va faire son examen de conscience. Les bureaux d’études sont en train de faire des choix pour les véhicules de la saison prochaine. Il y a de la qualité au niveau des pilotes, des techniciens. On peut s’attendre à un regroupement des forces. Ça pourrait être plus difficile pour Vettel l’an prochain. »

Les visages des putschistes sont tout trouvés. « Ferrari, qui reste une machine de guerre, est capable de le faire, poursuit Tambay. McLaren aussi, bien entendu. On attend également que Mercedes GP, qui a les moyens financiers, trouve les solutions techniques pour se mêler à la bagarre. Ces trois écuries seront les principaux outsiders. » Le prodige d’Heppenheim est prévenu. Pour laisser une trace dans l’Histoire, il lui faudra résister à la révolte populaire. Une perspective qui ne semble pas insurmontable pour l’empereur Vettel, bien décidé à faire attendre la guillotine…

Alexandre Jaquin avec Antoine Arlot