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Logistique : l’autre course contre la montre

Ravitaillement de la R30 de Kubica

Ravitaillement de la R30 de Kubica - -

Enchaîner deux Grand Prix en une semaine, comme celui de Malaisie après l’Australie, impose une logistique parfaitement huilée. C’est l’affaire des hommes de l’ombre de la F1.

Dimanche dernier, à peine le Grand Prix d’Australie plié, et alors que les héros de la course prennent place en salle de presse, les hommes de l’ombre de la F1 s’activent en coulisses. Dans les stands, on boucle les containers qui vont filer par avion vers la Malaisie, troisième étape du calendrier du championnat de F1.

Enchaîner Sepang après Albert Park en une semaine est une gageure pour les équipes chargées de la logistique et de l’acheminement des pièces d’un bout du monde à l’autre pendant toute la saison. « C’est plus dur quand deux courses se suivent d`une semaine sur l`autre, souligne Jean-Pierre Raymond, responsable de la logistique de Renault à Viry-Châtillon depuis 2001, car on n’a pas de roue de secours et qu’un grain de sable peut avoir des conséquences très importantes. »

Notre homme est rompu à l’exercice. Comme les douze écuries, la marque au losange dispose d’une douzaine de containers (flight cases) qui vont trimballer les trente tonnes de matériel allant des moteurs aux éléments de panneautage en passant par les ustensiles de cuisine. Pour les Grand Prix hors-Europe (overseas), clairement les plus compliqués à organiser, les containers sont acheminés par avion dans trois Boeing 747 cargo affrétés par Formula One Mangement (FOM), l’organisateur de la saison de F1. La FOM charge les containers à Munich pour les constructeurs continentaux, à Stansted pour les écuries anglaises

5% du budget des écuries

Lors des courses européennes, le matériel est transporté par camions, Renault disposant de neuf semi-remorques. Le carburant et les lubrifiants, en raison de leur caractère dangereux, sont chargés sur des bateaux. Pour le Grand Prix de dimanche, les containers sont arrivés de Melbourne dans la nuit de lundi à mardi. Une course contre la montre s’est immédiatement engagée pour remonter le puzzle des monoplaces avant les premiers tours sur le circuit de Sepang. Tous ces efforts ont forcément un prix : environ 5% du budget des écuries.

L.C.