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Lotus-Renault garde l’accent français

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Au sein d’un paddock déserté par les pilotes français, l’écurie britannique, qui a présentée ce lundi sa nouvelle monoplace, tente de sauver la présence tricolore en F1. Eric Boullier, son directeur, a même sa stratégie pour réussir son pari.

Robert Kubica et Vitaly Petrov ont dévoilé, ce lundi à Valence, la R31, dernière née de Lotus-Renault GP. Les nostalgiques de la célèbre écurie créée par le génial Colin Chapman n’ont pu s’empêcher d’admirer sa légendaire livrée noir et or.

En marge de cet événement et à la veille des premiers essais officiels sur le circuit de Ricardo-Tormo, Eric Boullier préférait rester les deux pieds bien plantés dans le présent. Le directeur de l’écurie britannique n’a pas manqué de signaler qu’il y avait « moitié moins de journalistes français » lors de la présentation de sa nouvelle monoplace. « J’essaie de trouver des solutions, souligne-t-il. Mais tant qu’il n’y a pas un pilote français qui performe, rien ne sortira... »

Boullier mise sur Fillon

Sans gros sponsors ni Grand Prix national, la France ne fait plus rêver la F1. Alors pour rallumer la flamme, le directeur de Lotus-Renault a redonné sa chance au Franco-suisse Romain Grosjean, qui en 2009 n’avait pas brillé au volant d’une Renault GP. « Il s’est un peu « brûlé », reconnaît Boullier. Mais maintenant, il est prêt. Il a une feuille de route clairement définie : réintégrer le monde de la F1. Son rôle de troisième pilote lui donne une couverture médiatique. »

Cela permet également à Eric Boullier de coiffer sa casquette de lobbyiste. « J’ai sollicité un rendez-vous avec le premier ministre François Fillon et avec des patrons de grandes entreprises du CAC 40. Je suis prêt à prendre mon bâton de pèlerin pour essayer de construire quelque chose qui sera bénéfique pour la France. Il faut que la France se réveille et arrête d’être nombriliste. Ce n’est pas en se plaignant toute la journée qu’on fait avancer les choses. On a surtout la chance d’avoir un premier ministre qui comprend le sport automobile. » Objectif avoué : voir un pilote français en F1 à l’horizon 2012-2013.

A.A. à Valence