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Marussia relance Bianchi

Jules Bianchi

Jules Bianchi - -

Il y aura bien quatre Français en F1 cette saison. Non retenu par Force India, Jules Bianchi s’est vu offrir un volant par l’écurie Marussia, en remplacement du Brésilien Luiz Razia. Il effectuera ses grands débuts à Melbourne, dans deux semaines.

« C’est très émouvant pour moi. J’ai travaillé pour ça depuis tout petit ». Jules Bianchi en revient à peine, alors que Marussia vient de lui annoncer qu’il allait vivre sa première saison au volant d’une Formule 1. La joie du jeune pilote français (23 ans) est d’ailleurs à la hauteur de la déception vécue il y a quelques jours, lorsque Force India l’avait recalé au profit d’Adrian Sutil, lui qui briguait un volant dans l’écurie indienne. « On est passé d’une réponse négative à une réponse très positive, poursuit-il. Ce n’était pas simple, je ne savais pas vraiment ce que j’allais faire, j’étais un peu dans le flou. Et puis on m’a annoncé que c’était bon, donc maintenant je vais tâcher d’être le plus prêt possible pour Melbourne (premier Grand Prix de la saison, le 17 mars, ndlr) ».

Bianchi profite en fait des malheurs du Brésilien Luiz Razia, embauché au début du mois par Marussia mais finalement lâché par ses sponsors. C’est donc grâce à un coup du sort qu’il succède à Charles Pic, parti à l’intersaison chez Caterham, venant grossir le contingent français des paddocks, en plus de Romain Grosjean (Lotus) et Jean-Eric Vergne (Toro Rosso). Et c’est avec humilité et soif d’apprentissage que le Niçois s’apprête à se jeter dans le travail avant ses grands débuts : « C’est un peu tôt pour me fixer des objectifs. Je vais essayer de prouver que je mérite ma place et que je ne suis pas là pour rien. D’abord je vais tâcher d’apprendre, ensuite on verra un peu ce qu’on peut faire ».

Todt : « Il ne s’y attendait pas du tout »

Nicolas Todt, son manager, a lui aussi accueilli avec un immense bonheur le recrutement de son poulain. « Jules était très déçu de ne pas avoir été pris par Force India et il ne s’attendait pas du tout à l’opportunité qui s’est présentée, assure-t-il. Il ne va pas laisser passer sa chance. Ce n’est pas forcément en ayant la voie la plus simple qu’on y arrive, c’est aussi en souffrant un peu. C’est la voie qu’a pris Jules. On verra où ça le mènera. Pour l’instant, savourons cette bonne nouvelle ». Pas trop longtemps tout de même, car le Français va rentrer très vite dans le vif du sujet. « Les deux prochaines semaines de préparation seront très occupées, explique-t-il. Mais je suis prêt à commencer dès demain ». Il lui reste exactement 16 jours, avant que le rêve devienne véritablement réalité.

A.T. avec A.A.