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Prost sur Schumacher : "Il n’a pas choisi d’arrêter"

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Le septuple champion du monde allemand, remplacé par Lewis Hamilton, ne signera pas pour une nouvelle saison chez Mercedes. Une situation analysée, au Mondial de l'auto, par un autre champion du monde qui a depuis raccroché, Alain Prost.

Mercedes a annoncé le départ de Michael Schumacher la saison passée. A 43 ans, doit-il arrêter sa carrière ?

Je n’étais pas spécialement positif lorsqu’il est revenu. On m’a posé plusieurs fois la question. Je n’ai pas très bien compris. Là, la sortie se fait un peu par la petite porte. A force de repousser sa décision, Mercedes a pris les devants. Il se retrouve dans une position où il n’a pas choisi d’arrêter. Peut-être qu’il va aller chez Sauber. C’est un choix très personnel. On peut le comprendre parce qu’il est passionné et qu’il veut continuer à conduire. C’est très difficile de juger de l’extérieur. Chacun doit mener sa vie comme il l’entend.

Quel conseil lui donneriez-vous ?

Je peux comprendre sa position. Mais à un moment, il faut peut-être décidé de passer la main.

Que représente-t-il pour la Formule 1 ?

La passion à l’état pur. C’est quelqu’un d’assez incroyable à ce niveau-là. Il conduit par plaisir. Il fait de la moto, du karting. Il n’y a que derrière un volant qu’il est bien. C’est à mettre à son crédit.

L’actualité, c’est aussi l’Etat qui fait savoir qu’il ne participerait pas au financement d’un éventuel Grand Prix de France. Que vous inspire cette décision ?

Je peux comprendre que le gouvernement ne puisse pas mettre de l’argent public pour le Grand Prix de France. C’est aussi symbolique. Je pense qu’on a raté un vrai coche il y a quelques années avec un projet sur Paris qui était autofinancé à 100%. Là, on est dans des données différentes. Il faudra de l’argent public d’une manière ou d’une autre. Mais si on investit 8 ou 10 millions d’euros, est-ce qu’on a des retombées supérieures ? On ne s’est jamais posé ce genre de questions.

Un Grand Prix organisé en France peut-il être rentable ?

Avec un promoteur privé qui paye le plateau et qui n’a comme ressource que le nombre de spectateurs, ce n’est pas possible dans un pays comme la France.