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Rosberg, le petit prince de Monaco

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Le pilote allemand de Mercedes GP a passé toute son enfance dans la Principauté. Ce week-end, le fils de l’ancien champion du monde Keke espère frapper un grand coup dans sa ville d’adoption.

De l’avis général, Monaco reste le rendez-vous le plus prisé de la saison. L’opulence de la Principauté, ses reliefs et son littoral offrent au Grand-Prix un cadre d’exception. Cette ambiance cossue, Nico Rosberg la connaît par cœur. Né à Wiesbaden, en Allemagne, le pilote Mercedes GP a passé toute son enfance sur le Rocher. Du haut de son balcon, il a grandi avec l’image de ces Formule 1 slalomant entre les hôtels de luxe et les rangées de yachts. Aujourd’hui, il réside toujours à cent mètres de la piste. Non loin de chez Jenson Button, Felipe Massa, Rubens Barrichello et Sébastien Buemi.

Autant dire que Rosberg évolue à domicile sur les routes azuréennes. « Le Grand Prix de Monaco c’est chez moi et c'est toujours agréable, explique l’ancien pilote Williams dans un français parfait. La Formule 1 apporte une réelle atmosphère à la ville et c'est vraiment spécial d'avoir toute ma famille et mes amis pour me soutenir tout au long du week-end. C’est étrange car c’est la ville où j’ai grandi, où j’ai vécu toute ma vie. Je viens ici comme pilote de Formule 1, je prends part au Grand Prix que j’ai toujours regardé depuis que j’ai 3 ou 4 ans. Ça fait bizarre de piloter dans les rues que j’ai arpenté étant enfant. »

Connaissance parfaite du tracé

Fils du Finlandais Keke Rosberg, champion du monde 1982, le jeune Nico a fait ses gammes sur les bords de la Méditerranée. A 10 ans, il débute en karting au sein de la Ligue Côte d’Azur. Avant de suivre les traces de son glorieux paternel. Pour sa cinquième saison en F1, il souhaite frapper un grand coup devant ses supporteurs. Histoire de confirmer sa belle sixième place obtenue l’an passé. « J’avais réalisé une bonne course, mais ça serait bien de faire un peu mieux cette fois », glisse-t-il.

Pour y parvenir, il va tenter de mettre à profit sa connaissance parfaite du tracé. « C’est un circuit spécial, explique-t-il. On ne voit pas les virages, on monte et on descend la montagne, ça passe très vite. Monaco, c’est assez dur pour les voitures, notamment au niveau de la chaleur. Il y a moins de ligne droite pour les refroidir. C’est toujours un facteur important. »

Pour dompter l’une des plus anciennes courses automobiles, Rosberg peut également s’appuyer sur les conseils de son illustre coéquipier, Michael Schumacher. Cinq fois vainqueur à Monaco, ce dernier possède toujours le record du tour en course, établi avec Ferrari en 2004. A ses côtés, le fils Rosberg, 25 ans, a pris une autre dimension cette saison. Ses conférences de presse attirent de plus en plus de journalistes. Pour obtenir un entretien individuel, il faut désormais patienter plusieurs mois.

Un statut qui colle avec des performances sportives de haut niveau. Hormis sa décevante treizième place la semaine passée à Barcelone, l’Allemand a parfaitement entamé l’année 2010. Au point d’envisager la victoire ce week-end ? « Ça serait pas mal, sourit-il. Mais ça serait lourd aussi parce qu’après je devrais faire la fête pendant une semaine ! »

Alexandre Jaquin avec Antoine Arlot, à Monaco