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Rosberg plus fort que les crevaisons

Nico Rosberg, vainqueur du GP de Grande-Bretagne

Nico Rosberg, vainqueur du GP de Grande-Bretagne - -

A l’issue d’un Grand Prix de Grande-Bretagne complètement fou, l’Allemand Nico Rosberg s’est imposé devant Mark Webber et Fernando Alonso, dimanche à Silverstone. Longtemps en tête, Sebastian Vettel a abandonné au 42e tour d’une course marquée par quatre crevaisons aussi spectaculaires qu’inquiétantes.

Silverstone, le berceau de la Formule 1, a fait honneur à son standing et sa légende. Ce dimanche, sous le soleil de Grande-Bretagne, on ne s’est pas ennuyé une seule seconde lors de la huitième manche du championnat du monde. La victoire finale aurait pu revenir à Lewis Hamilon (Mercedes), auteur de la pole position et en tête jusqu’au 10e tour. Ou à Sebastian Vettel, leader de la course jusqu’au 42e tour. Elle reviendra finalement à l’opportuniste Nico Rosberg. Au volant de sa Mercedes, l’Allemand s’est offert le plus beau des cadeaux pour son 28e anniversaire (il a eu 28 ans jeudi). De bon augure avant le Grand Prix d’Allemagne, chez lui, dans une semaine.

« Après la victoire de mon équipe ici à domicile, je me rends en Allemagne pour mon Grand Prix, ça va être génial, jubile Rosberg. J’espère que plein de fans vont venir me soutenir. Ce sera un événement. J’espère leur offrir un résultat exceptionnel. » Auteur de son deuxième succès de la saison après son triomphe à Monaco, l’Allemand a déjoué tous les pièges pour devancer d’un souffle la Red Bull de Mark Webber (0’’765). « Le titre, je n’y pense pas, assure celui qui occupe désormais la sixième place du général. Je ne veux que faire des week-ends spectacle (sic). »

Rosberg : « Ça partait dans tous les sens ! »

Heureux troisième après des qualifications laborieuses, Fernando Alonso (Ferrari) revient à 21 points de Vettel au championnat du monde des pilotes. Victime d’un problème de boîte de vitesses, le triple champion du monde, pourtant en tête de la course, est le grand perdant de cette course anglaise qu’on n’est pas prêt d’oublier. Car si la victoire de Rosberg est belle, on retiendra autant les quatre spectaculaires crevaisons de Lewis Hamilton (10e tour), Felipe Massa (12e), Jean-Eric Vergne (17e) et Sergio Perez (47e). Quatre incidents d’autant plus étranges qu’ils concernent à chaque fois le pneu arrière gauche.

« C’est anormal », peste notre consultant Patrick Tambay. Alors que les crevaisons d’Hamilton et Massa ont provoqué la première intervention de la « safety car », Jean-Eric Vergne, lui, a été contraint à l’abandon au 35e tour, tout comme le Mexicain Sergio Perez. « Ça partait dans tous les sens, témoigne Nico Rosberg. De pneus qui partent comme ça, c’est pas top. Ils doivent résoudre ce problème. Moi aussi, mon pneu allait partir mais j’ai eu la chance d’entrer aux stands avant. J’ai eu un peu de chance. Après ça, il fallait faire gaffe, et aller doucement dans les virages. » Plus fort que ses rivaux et que les dangers du circuit, l’Allemand savoure tout de même son triomphe. Mais les problèmes de pneumatiques n’ont pas fini de faire parler…

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Immédiatement après le Grand Prix de Grande-Bretagne, le président de la Fédération internationale de l’automobile (FIA), Jean Todt, a décidé de convoquer les représentants de toutes les écuries pour une réunion d’urgence, mercredi prochain. Il sera évidemment question des gros problèmes de pneus connus ce dimanche après-midi à Silverstone, où quatre pilotes ont vu un de leurs pneus exploser pendant le Grand Prix. Todt pourrait imposer un changement de pneumatiques aux écuries pour raisons de sécurité.

Aurélien Brossier avec Antoine Arlot à Silverstone