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Semaine décisive pour le Grand Prix de France

Le circuit du Castellet (Var)

Le circuit du Castellet (Var) - -

En marge du Grand Prix de Belgique en août dernier, le patron de la Formule 1 Bernie Ecclestone avait donné aux autorités françaises et belges jusqu'au 31 décembre 2011 pour finaliser leur projet d'alternance des Grand Prix de France et de Belgique à compter de la saison 2013. Si les deux parties se sont montrées très discrètes ces derniers mois, le dossier n'est pas pour autant au point mort.

Ce lundi 21 novembre, François Fillon sera en déplacement à Toulon pour l'inauguration d'un hôpital, rendez-vous habituel dans l'agenda d'un Premier ministre. Mais lors de ce déplacement dans le Var, il pourrait en profiter pour aborder un dossier bien différent, mais qui lui tient particulièrement à cœur : celui du retour du Grand Prix de France sur le circuit du Castellet (Var). Le groupe de travail qu'il a lui-même mis en place pour étudier la question s’active toujours et les contacts avec les organisateurs de la course belge ne sont pas rompus. Tout ce petit monde s'est d'ailleurs retrouvé il y a deux semaines sur le tracé varois pour parler de questions techniques et une importante réunion se tiendra cette semaine à Paris.

En pleine période de crise économique, la question du financement reste la plus délicate, surtout à quelques mois des élections présidentielles. Le GIP (Groupement d'intérêt public) a mis beaucoup de temps à se mettre en place, mais la perspective de développer un important centre économique lié à l'industrie automobile autour du Castellet est en passe de séduire les collectivités locales, dont la participation au projet est indispensable. Quant à l'implication de partenaires privés, il sera essentiellement question de contrats de sponsoring.

Du côté des organisateurs belges les choses sont plus simples étant donné que leur Grand Prix est déjà en place. Eux, attendent désormais l'aval de la France et se montrent confiant sur la signature d'un accord avant la fin de l'année. Ils seront d'ailleurs de nouveau mis à contribution quand le dossier tricolore sera finalisé pour la négociation du contrat et pour convaincre Bernie Ecclestone de l'importance de la mise en place de cette alternance (le patron de la course, André Maes étant un proche du grand argentier de la Formule 1). Afin de tirer un peu plus les coûts d'organisation de la course, des synergies entre France, Belgique et Monaco sont également à l'étude.