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Tavares : « Pas de limites à la présence de Renault en F1 »

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Avec quatre écuries à fournir en 2012, Renault deviendra le motoriste numéro un en Formule 1 la saison prochaine. Un engagement porté par Carlos Tavares, tout nouveau directeur général délégué de la marque au losange. Entretien.

Carlos Tavares, Renault retrouvera Williams lors de la saison 2012. Qu’est-ce qui vous a poussé à renouer une collaboration fructueuse par le passé, avec neuf titres de champions du monde ?

Frank Williams est un partenaire de longue date de Renault. Nous aimons l’esprit avec lequel il dirige son écurie. Il a une grande volonté de revenir au premier plan. On s’est retrouvé très naturellement. Il y a un avenir pour Williams, on sera là pour l’aider.

Vous équiperez alors quatre écuries (Williams, Lotus Renault GP, Red Bull Racing, Team Lotus). Ne craignez-vous pas le risque d’éparpillement ?

Il est dans l’intérêt de Renault d’avoir une présence forte en F1. Nous avons un grand respect pour chacun de nos partenaires, sans exception. Dans notre monde global, il s’agit de travailler maintenant de manière ouverte, honnête, avec des partenaires très différents. C’est la voie à suivre. Je suis très confiant sur notre capacité à faire un travail de haute qualité, de conserver notre avance technologique.

Quelle est la limite ?

C’est une chose que nous allons déterminer en fonction de la qualité du service, et de la performance que nous saurons démontrer. L’avenir nous le dira. Il n’y a pas de limites à notre présence en F1. C’est l’intérêt de l’entreprise et de la F1 qui nous le dira.

La FIA a finalement décidé de doter les monoplaces d’un moteur V6 à l’horizon 2014, alors que Renault militait pour des quatre cylindres. Est-ce une déception ?

Nous le vivons très bien. Ce qui nous importe, c’est d’aller dans une direction qui nous permette de faire des transferts de technologie entre la F1 et les véhicules de série. Aller vers une réduction des cylindrées, des moteurs plus sobres, est tout à fait cohérent avec notre stratégie.

La France est aujourd’hui privée de Grand Prix et de pilote. Seul Renault maintient une présence tricolore en F1. Cette situation vous inquiète-t-elle ?

Nous sommes attentifs. Nous serions enchantés d’avoir un Grand Prix de France. Si nous pouvons aider à cela, nous le ferons. Mais notre vocation n’est pas de créer l’évènement. Nous pouvons juste appuyer pour qu’il se produise.