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Une contre-attaque de Briatore ?

L'ancien directeur de Renault F1 veut prendre sa revanche. En première ligne, Nelson Piquet Jr, le pilote à l'origine de la révélation du "crashgate".

L'ancien directeur de Renault F1 veut prendre sa revanche. En première ligne, Nelson Piquet Jr, le pilote à l'origine de la révélation du "crashgate". - -

Après l’annulation par la justice française de sa radiation à vie par la FIA, Flavio Briatore envisage plusieurs actions en justice. « La balle est dans le camp de la FIA », estime son avocat.

La bataille entre Flavio Briatore et la FIA ne semble pas prête de prendre fin. Après l’annulation par la justice française de sa radiation à vie dans l’affaire du « crashgate », l’Italien se contentait d’exprimer hier « son immense joie ». Mais quelques minutes plus tard, la FIA indiquait qu’elle étudiait la possibilité de faire appel de la décision. De quoi heurter la sensibilité de l’ancien directeur de Renault F1, aux dires de son avocat, Philippe Ouakrat. « La balle est dans le camp de la FIA, estime-t-il. Elle a fait un communiqué assez guerrier. Si elle reste dans cet état d’esprit, je crois qu’on est au début d’opérations judiciaires et de divers combats dans lesquels sa responsabilité pourrait être assez rapidement engagée. »

Depuis qu’il a été exclu du monde de la F1 par la fédération internationale, Flavio Briatore n’a pas pu exercer ses fonctions d’agent de pilotes. Il pourrait ainsi réclamer des dommages et intérêts. « La FIA doit prendre la mesure de la situation dans laquelle elle se trouve aujourd’hui, prévient Philippe Ouakrat. Des mesures procédurales vont être prises, a priori, si la FIA continue à durcir le ton. On n’est plus dans le combat moral, on rentre dans le débat d’affaire normal. »

Une plainte pendante contre Nelson Piquet Jr.

Par ailleurs, l’Italien évoque aujourd’hui dans « La Gazzetta dello Sport » la possibilité de poursuivre en justice Nelson Piquet Jr. et son père, qui l’ont accusé d’être à l’origine du « crashgate ». « Le mal qui m’a été fait ne s’oublie pas en un jour », lâche-t-il. Au moment de l’affaire, Renault et Briatore avaient déjà déposé une plainte au pénal contre le jeune pilote, notamment pour chantage. Si l’écurie l’a depuis retirée, ce n’est pas le cas de son ancien directeur, selon son avocat. « Il existe aujourd’hui un panel de scénarios, souligne ce dernier. On va garder la tête froide et analyser les situations. »

Du côté de la FIA, on préfère ne pas commenter ces déclarations. Les responsables de l’organisation suprême de la F1 se réuniront vendredi pour discuter de la possibilité de faire appel du jugement du tribunal de grande instance de Paris.

La rédaction - Clément Zampa