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Vergne : « Pourquoi pas faire comme Vettel ? »

Jean-Eric Vergne

Jean-Eric Vergne - -

A 21 ans, Jean-Eric Vergne va faire ses grands débuts en Formule 1 sous les couleurs de l’écurie Toro Rosso, le 18 mars prochain lors du Grand Prix d’Australie. Une grande première qu’il aborde avec sérénité et ambition.

Son arrivée dans la cour des grands ?

« J’ai gagné ma place après beaucoup d’années difficiles et de victoires en championnat. Cela n’a vraiment pas été facile. Red Bull nous donne notre chance, mais si on n’est pas bons, ils peuvent nous virer du jour au lendemain. Il faut tout le temps faire ses preuves, gagner, faire de bonnes performances. Après trois années qui se sont bien passées, j’ai gagné cette place. »

Son parcours ?

« J’ai commencé le karting quand j’avais 4 ou 5 ans. Mes parents tiennent une piste de karting vers Pontoise (Val d’Oise, ndlr). Après, j’ai commencé la compétition quand j’avais 10 ans et je suis passé à l’automobile vers 16 ans. J’ai commencé par la filière de la Fédération française du sport automobile (FFSA), à l’époque la Formule Campus, qui est maintenant la Formule 4. »

Ses ambitions ?

« C’est une super opportunité de rouler pour cette équipe. Certes, ce n’est pas une écurie pour gagner des courses ou le championnat, mais elle fait partie d’une filière depuis que j’ai intégré le Red Bull Junior Team. Cette filière permet d’arriver en F1 chez Toro Rosso et pourquoi pas faire comme Sebastian Vettel et aller chez Red Bull Racing, écurie championne du monde ? Pour l’instant, je suis dans une bonne écurie où je peux bien apprendre, faire mes armes. Après, on n’est pas encore en 2013. »

Ses appréhensions ?

« C’est sûr que lors du premier Grand Prix, cela risque de faire un peu bizarre mais je ne vais pas y penser. Après, le dimanche soir, je me dirai : « J’ai quand même fait un départ avec Schumacher, Alonso, Vettel et tous ces mecs que je regardais quand j’étais petit ! ». Je n’ai jamais eu d’idole car depuis que je suis petit, je me suis dit qu’un jour, il faudrait que je roule contre eux. »

Ses rapports avec les autres pilotes français ?

« Il n’y aura aucune concurrence. Déjà, qu’on soit trois est une super bonne chose. Cela nous enlève sûrement un peu de pression. Je souhaite à Romain (Grosjean) et à Charles (Pic) le meilleur en F1. Après, lors du Grand Prix, on a un casque et qu’on soit français ou pas ne change strictement rien. En plus de ça, on n’est pas dans les mêmes équipes donc on n’a pas la même carrière, les mêmes sponsors et les mêmes attentes. On est collègues de boulot, on s’entend bien ensemble. »