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Vettel au-dessus de la loi

Sebastian Vettel avec son coéquipier Mark Webber

Sebastian Vettel avec son coéquipier Mark Webber - -

Pour la septième fois de la saison, le pilote Red Bull a décroché la pole position. Une performance remarquable, d’autant que le leader du championnat du monde et champion en titre aurait pu être perturbé par le changement de règle mis en vigueur lors du Grand Prix d’Europe.

Quel est le point commun entre Melbourne, Kuala Lumpur, Shanghaï, Istanbul, Monaco, Montréal, et désormais, Valence ? A chaque fois que Sebastian Vettel s’est élancé sur un de ses circuits, il a décroché la pole position. Le pilote allemand n’a pas dérogé à sa bonne vieille habitude ce samedi. Après avoir géré les deux premières phases de la séance de qualification, « Baby Schumi » a claqué le meilleur temps de la Q3, (1’36’’975) devant son coéquipier Mark Webber, constituant ainsi avec l’Australien une première ligne 100 % Red Bull.

Un tour de force, d’autant que depuis ce week-end, toutes les équipes engagées sur le Grand Prix d’Europe avaient interdiction, entre la séance de qualification et la course, de modifier leur cartographie moteur. Cette décision de la FIA aurait pu perturber Red Bull et Sebastian Vettel. En réalisant en Q3 le record du tour du circuit de Valence, il a prouvé le contraire. « Il y a eu beaucoup de discussions à propos des changements apportés ce week-end et il y en aura aussi avant le prochain Grand Prix (ndlr, avec l’interdiction de l’usage du diffuseur soufflé), lâchait Vettel en conférence de presse. Tout le monde a perdu du temps. Certains s'attendaient à ce que nous en perdions plus. Je n'étais pas d'accord avec ça. »

Hamilton et Alonso en embuscade

En signant la pole, le champion sortant a remis les pendules à l’heure. S’il gagne dimanche, il le confirmera définitivement. « C’est mieux de partir en pole mais c’est demain qu’on comptera les points, rappelle Dumont, un des ingénieurs du team. On a eu quelques petits changements à effectuer mais rien de bien dramatique. Cela prouve que notre voiture marche bien en qualification avec la configuration de course. On essaiera de faire la même chose qu’à Istanbul, avec un doublé Red Bull à l’arrivée. » Il faudra pour cela se méfier de la McLaren de Lewis Hamilton et de la Ferrari de Fernando Alonso, toutes deux en embuscade en deuxième ligne et déterminer à jouer le podium. Et plus, si affinités.

Le titre de l'encadré ici

La grille de départ du Grand Prix d’Europe|||

1re ligne : Sebastian Vettel (ALL/Red Bull-Renault), Mark Webber (AUS/Red Bull-Renault)
2e ligne : Lewis Hamilton (GBR/McLaren-Mercedes), Fernando Alonso (ESP/Ferrari)
3e ligne : Felipe Massa (BRE/Ferrari), Jenson Button (GBR/McLaren-Mercedes)
4e ligne : Nico Rosberg (ALL/Mercedes), Michael Schumacher (ALL/Mercedes)
5e ligne : Nick Heidfeld (ALL/Lotus-Renault), Adrian Sutil (ALL/Force India-Mercedes)
6e ligne : Vitaly Petrov (RUS/Lotus-Renault), Paul di Resta (ECO/Force India-Mercedes)
7e ligne : Rubens Barrichello (BRE/Williams-Cosworth), Kamui Kobayashi (JPN/Sauber-Ferrari)
8e ligne : Pastor Maldonado (VEN/Williams-Cosworth), Sergio Perez (MEX/Sauber-Ferrari)
9e ligne : Sébastien Buemi (SUI/Toro Rosso-Ferrari), Jaime Alguersuari (ESP/Toro Rosso-Ferrari)
10e ligne : Heikki Kovalainen (FIN/Team Lotus), Jarno Trulli (ITA/Team Lotus)
11e ligne : Timo Glock (ALL/Virgin-Cosworth), Vitantonio Liuzzi (ITA/Hispania-Cosworth)
12e ligne : Jérôme d'Ambrosio (BEL/Virgin-Cosworth), Narain Karthikeyan (IND/Hispania-Cosworth)