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Vettel comme un Prince

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A l’issue d’un Grand Prix complètement fou, Sebastian Vettel a remporté dimanche la première victoire de sa carrière sur le circuit de Monaco en devançant Fernando Alonso (Ferrari) et Jenson Button (McLaren). Largement en tête du championnat du monde, le pilote Red Bull file tout droit vers un deuxième sacre mondial.

Vettel, c’est Terminator

L’Allemand n’avait jamais gagné dans les rues de Monaco. C’est désormais chose faite. Et avec la manière ! Malgré un seul arrêt aux stands, le pilote Red Bull, parti en pole position, a résisté à l’incroyable pression d’Alonso et Button en fin de course pour décrocher sa 5e victoire en six Grands Prix. La 15e de sa carrière. La magie Vettel ne s’arrête pas là. Le champion du monde a aussi géré comme un maître l’interruption de la course à six tours de la fin consécutive à l’accident de Vitaly Petrov (lire par ailleurs). « Sans cet incident, il aurait sans doute été davantage en difficulté, tempère l’ancien pilote Patrick Tambay. C’est l’une des victoires les plus difficiles qu’il ait eu à obtenir. » Avec 58 points d’avance sur Lewis Hamilton (6e à Monaco), on ne voit pas comment l’Allemand pourrait désormais passer à côté d’un deuxième titre de champion du monde consécutif.

Alonso et Button, une stratégie qui coûte cher

L’Espagnol, 2e à 1’’13, et le Britannique, 3e à 2’’37, y ont cru jusqu’au bout. En optant pour des pneus très tendres et une stratégie à deux arrêts, le pilote Ferrari n’imaginait pas, pourtant, que l’Allemand – en pneus tendres pourtant – n’effectuerait qu’un seul arrêt et serait… indépassable. Le constat est identique pour Jenson Button (McLaren). Même s’il fut en tête de la course au 17e tour, le champion du monde 2009 peut regretter ses trois arrêts. Sur un circuit où il est toujours extrêmement difficile de dépasser, les deux chasseurs, dans la roue de Vettel avant l’interruption de la course, n’ont jamais réussi à trouver la faille.

Le calvaire d’Hamilton

Il était écrit que ce GP de Monaco ne sourirait pas à Hamilton. Pénalisé de deux places sur la grille de départ pour avoir coupé une chicane lors des essais qualificatifs, le Britannique, parti en 9e position, n’est pas parvenu à lutter avec ses habituels rivaux. Sixième de ce GP de Monaco, le pilote McLaren a vécu un vrai cauchemar. Entre un premier arrêt au stand trop long suite à une incompréhension avec ses mécanos, un accrochage avec Massa sanctionné par un « drive through » (ralentissement dans la ligne droite des stands), puis un autre avec Pastor Maldonado (Williams) au 74e tour qui sera étudié par les commissaires, Lewis Hamilton a perdu gros sur le Rocher. Le titre s’est peut-être envolé en Principauté.

Un Grand Prix marqué par des accidents

Après le crash de Sergio Perez (Sauber) en Q3 samedi qui le priva de la course, c’est au tour de Vitaly Petrov (Lotus Renault) d’être victime d’un spectaculaire accident. Le pilote russe a très violemment heurté un mur de sécurité à cinq tours de l’arrivée. Immédiatement hospitalisé, son état n’inspire pas d’inquiétude : « Tout va bien, a déclaré Eric Boullier, le patron de l’écurie Lotus Renault. Il s'est plaint de la cheville, mais il plaisante déjà. » Interrompue au 72e tour, la course a pu reprendre après un excellent travail des équipes de sécurité. Ce week-end restera aussi comme celui du retour d’une évidence : la F1 est une discipline dangereuse.