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Vettel en « touriste »

Sebastian Vettel

Sebastian Vettel - -

Le double champion du monde a rencontré ce mardi les salariés de l’usine Renault à Viry-Châtillon. Deux heures durant lesquelles, le pilote Red Bull a échangé avec les effectifs qui produisent et fournissent les moteurs de son écurie.

13h30, ce mardi à Viry-Châtillon. Les cornes de brume retentissent dans le hall de l’usine Renault. Sous un tonnerre d’applaudissements, Sébastian Vettel fait son entrée dans le laboratoire essonnien de la marque au losange. Souriant et détendu, le double champion du monde de F1 salue son comité d’accueil. Avant de s’isoler quelques instants pour un entretien privé avec la direction. A peine revenu du Brésil, où il a disputé le week-end dernier le dernier Grand Prix de la saison, le prodige allemand est venu à la rencontre des employés de Renault. L’usine française fournit, en effet, les moteurs de l’écurie Red Bull. Malgré la fatigue, Vettel, gilet gris, jean brut, casquette et baskets bleus, prend le temps de saluer l’ensemble du personnel.

Sa présence crée une certaine euphorie dans les bureaux. Certains arborent des casques bleu-blanc-rouge, ornés de canettes Red Bull, pour lui souhaiter la bienvenue. Des attentions qui touchent le pilote de 24 ans. Très disponible et visiblement ravi de sa visite, le, pilote se prête avec énergie au jeu des photos de groupe. Après avoir fait le tour des services, le natif d’Heppenheim rejoint une grande scène dressée pour l’occasion. Devant les 300 personnes présentes, dont une poignée d’invités et quelques journalistes, il se lance dans un petit discours. Le tout sous les yeux de Christian Horner, le patron de l’écurie Red Bull, Adrian Newey, le directeur technique et Helmut Marko, chargé du programme sportif.

« Faire aussi bien l’année prochaine »

Dans la foulée, Vettel en profite pour partager son titre 2011 avec les salariés de Renault. « Je ne me considère pas plus important que n'importe qui d'autre de l'écurie, lâche-t-il. Comme le dit Adrian (Newey), je remplis l'espace après le moteur et avant les roues avant, dans le cockpit. Je ne suis qu'une partie du projet. Si quelqu'un ne fait pas son travail, le moteur peut par exemple ne pas fonctionner, ce qui fait perdre des points. Comme quand je commets une faute. En F1, il faut que tout s'assemble, sans quoi cela ne fonctionne pas. »

Après cet hommage appuyé, le nouveau boss du paddock évoque ses ambitions pour la prochaine saison. « L’objectif est plus important que jamais. Personne au sein de l’écurie ne veut faire moins bien que cette année. Cette saison était phénoménale, mais l’année prochaine on veut faire pareil, assure-t-il. Bien évidemment, on veut se battre pour le titre de champion du monde. » Après deux bonnes heures passées sur place, Vettel salue une dernière fois la foule. Et lance un retentissant « merci ! » en quittant les lieux. Salut l’artiste.

Alexandre Jaquin avec Antoine Arlot