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Vettel face à la meute

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Le champion du monde allemand a décroché la pole position du Grand Prix de Malaisie dans les derniers instants des qualifications aux dépens de Lewis Hamilton. Il sera une nouvelle fois le grand favori de la course, ce dimanche (à partir de 10h heure française).

Vettel est-il intouchable ?

Vettel confirme sa domination et signe à Sepang sa 17e pole-position. Une performance que le pilote allemand attribue au fameux système KERNS, qui permet aux pilotes d’utiliser l’énergie emmagasinée lors des freinages et de booster ainsi leur machine en ligne droite à l’aide d’un simple bouton. « Nous avons été critiqués pour ne pas avoir pu utiliser ce système en Australie, raconte le champion du monde. Si nous ne l’avions pas eu ici, nous n’aurions pas été aussi performants. » Déjà vainqueur à Sepang l’an dernier, Vettel tentera d’accrocher la 12e victoire de sa jeune et brillante carrière.

Les McLaren peuvent-elles résister ?

A la rue pendant les essais hivernaux, l’écurie de Ron Dennis s’est remise au travail. Les résultats n’ont pas tardé à suivre avec notamment la deuxième place décrochée en Australie par Lewis Hamilton. Le pilote anglais savoure une compétitivité retrouvée : « Le fossé est beaucoup moins important que lors de la première course. Nous sommes confiants pour la course de dimanche. On a vu qu’il y avait un énorme potentiel. » Quatrième des qualifications, son coéquipier Jenson Button s’élancera en deuxième ligne aux côtés de l’autre Red Bull, celle de l’Australien Mark Webber.

Le Scuderia est-elle déjà décrochée ?

Respectivement quatrième et septième en Australie, Fernando Alonso et Felipe Massa semblent pour l’instant condamnés à boxer dans la catégorie des outsiders. Le double champion du monde espagnol s’élancera en troisième ligne, un rang qu’il juge conforme au potentiel actuel de la voiture. « Nous n’étions pas assez compétitifs aujourd’hui (samedi), juge Alonso. Nous avions une approche conservative. Terminer cinquième, c’est actuellement le meilleur résultat que nous pouvons espérer. L’écart entre nous est les premières places est trop grand. »

La météo peut-elle changer la donne ?

Disputé sous des températures qui avoisinent les 35 degrés, perturbé par des pluies très violentes, le Grand Prix de Malaisie est d’une exigence rare pour les pilotes, en termes physiques mais aussi stratégiques. Les organismes sont parfois poussés à bout. « A l’arrivée, on prévoit le nécessaire pour faire des perfusions intraveineuses, explique ainsi Jean-Charles Piète, médecin de la FIA. Les pilotes peuvent perdre jusqu’à 1,5 kilo par heure en transpirant. » La gestion des pneumatiques sera l’un des points clés de la course et pourrait bien bouleverser la donne, comme le prédit l’ancien pilote Patrick Tambay : « Au petit jeu de la stratégie, Jenson Button aura peut-être un avantage. Il a un style de pilotage très propre et il sera en mesure d’utiliser ses pneumatiques avec plus de subtilité que ses concurrents. »

Sylvain Reignault