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Doohan : « Un plaisir de regarder Stoner »

Mick Doohan

Mick Doohan - -

Auteur de sa quatrième pole en six courses, ce samedi à Silverstone, l’Australien Casey Stoner est en pleine confiance et cherchera ce dimanche (14h) à s’imposer pour la troisième fois consécutive. Pour son illustre aîné Mick Doohan, sacré à cinq reprises (de 1994 à 1998), le pilote Honda a les moyens d’être champion du monde.

Mick Doohan, que représente pour vous le fait de voir l’un des vos compatriotes, Casey Stoner, briller comme vous dans les années 1990 au guidon d’une Honda Repsol ?

C’est plutôt bon. Casey a été rapide par le passé avec Ducati (ndlr : il a été champion du monde en 2007). Ça a été un plaisir de le voir arriver dans cette équipe cette année, pour faire quelque chose de différent. Un Australien sur une moto Honda Repsol, ça ne me rappelle pas spécialement mon époque. Cela replace juste les deux marques dans la position de gagner. Et cela faisait longtemps !

Que pensez-vous de son style de pilotage très généreux ?

Il pilote à 100% et c’est ce qu’on aime voir. On aime regarder un pilote aller dans ses derniers retranchements. Il semble confiant sur cette moto. Il pilote sa moto comme elle semble avoir été conçue pour qu’on la pilote. Pour quelqu’un comme moi, c’est un plaisir de regarder Casey piloter la moto. Et puis sur cinq courses, il en a gagné trois. C’est pas mal...

Doit-il déjà calculer en fonction du titre de champion du monde ?

Je suis sûr qu’il est concentré sur la compétition et la victoire. Si vous gagnez assez de courses, le titre vient normalement de lui-même. Mais vous ne pouvez pas prévoir un championnat à l’avance. Il a juste besoin de rester concentré, de gagner les courses, d’être rapide partout. Et si tout se déroule ainsi, il pourra être champion. Je peux vous dire que si c’était simple, tout le monde pourrait gagner.

Personnellement, vous avez fait votre tour d’honneur cette semaine sur l’île de Man, sur des routes extrêmement dangereuses…

C’est une chevauchée à grande vitesse sur une route de campagne. C’est un circuit complètement dingue, si on peut appeler ça un circuit ! Les mecs qui roulent là-bas sont parfaitement conscients des conséquences (ndlr : trois pilotes sont morts cette semaine, deux en side-car et un en moto). Ils adorent ça, c’est un peu comme de l’escalade sur une paroi rocheuse sans protection. Si vous faites une erreur, je vous laisse imaginer la suite... C’est pour cela que je n’ai jamais participé.

Le titre de l'encadré ici

La poisse pour Tech 3 |||

Un chat noir doit trainer dans le box de l’écurie française Tech 3. Après l’Américain Colin Edwards, le week-end dernier en Catalogne, c’est l’Anglais Cal Crutchlow qui s’est cassé une clavicule ce samedi en chutant devant son public au début de la séance de qualifications. Le pilote Yamaha est forfait pour le Grand Prix ce dimanche (14h), alors que son coéquipier a dominé la douleur et s’élancera de la 8e place sur la grille. « On peut prendre la chose de façon positive en se disant que nous avons le record avec deux clavicules en une semaine, explique Hervé Poncharal, le patron de Tech 3. Mais Cal est très en colère après lui. Il avait tellement envie de bien faire pour son Grand Prix National. » Le Français Randy De Puniet (Ducati) a lui signé le 10e temps. Valentino Rossi (Ducati), en difficulté, n’a pu faire mieux que le 13e temps.