RMC Sport

Lorenzo en trouble-fête

Jorge Lorenzo

Jorge Lorenzo - -

En décrochant la 3e place sur la grille de départ, Jorge Lorenzo continue d’inquiéter le clan Honda toujours en forme aux essais, comme le prouvent la pole de Stoner et la 2e place de Pedrosa. Et avec un Grand Prix d’Allemagne en Moto GP qui durera 30 tours, l’entame de course se révèlera plus que cruciale. De bon augure pour Lorenzo ?

La confiance, Casey Stoner l’a enfin retrouvée après sa grosse chute survenue la veille. Du coup, l’Australien a pu passer à l’offensive pour signer un nouveau record du tour, lui offrant de facto la pole position, sa 6ème de la saison. Une fois encore, l’armada Honda a fait étalage de toute sa puissance de frappe puisqu’au-delà de Pedrosa (2e), les quatre motos officielles squattent le top 6.

En tout cas, ce Grand Prix d’Allemagne promet une belle bagarre avec dans le rôle de l’empêcheur de tourner en rond, Jorge Lorenzo, qui pourrait profiter de sa place sur la grille pour virer en tête au premier virage. « Jusqu’ici, je suis satisfait du week-end, relate l’Espagnol. Maintenant, il faut faire la course. J’ai le rythme et c’est plutôt positif. Tout peut arriver sur cette course, même Dovizioso, Spies et Simoncelli peuvent se mêler à la lutte devant. »

Capirossi : « Impossible de continuer ainsi »

Attention, donc, aux premiers tours décisifs, notamment au niveau des pneumatiques. Ce week-end, la fronde venue des pilotes a en effet atteint son paroxysme. Critiqué par l’ensemble des pilotes, Bridgestone va devoir réagir. Proposant seulement deux choix de gommes (tendre et dure), les 17 pilotes du plateau se sont réunis avec les officiels afin d’obtenir davantage de choix dès le GP de République Tchèque, mi-août : « Il est impossible de continuer ainsi, s’est emporté Loris Capirossi. Tout le monde est énervé. Bridgestone a touché le fond. Je n’ai jamais vu des pilotes chuter parce que leurs pneus les lâchent soudainement ! » Le manufacturier japonais devrait formuler ses propositions sur le sujet, dès ce week-end.

Cet élément perturbateur, Valentino Rossi le connaît bien. Lointain 16ème et avant-dernier sur la grille, l’Italien n’est que l’ombre de lui-même. Et rien ne semble aller à mesure que la saison avance. En revanche, l’espoir est revenu chez Ducati Pramac où Randy de Puniet (9e) affiche un bel optimisme à l’aube de ce Grand Prix. Une première depuis Jerez de la Frontera en début de saison.