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Al-Attiyah, émir du Dakar

Nasser Al-Attiyah, vainqueur du Dakar 2011

Nasser Al-Attiyah, vainqueur du Dakar 2011 - -

Vainqueur de l’édition 2011 du Dakar, le Qatari Nasser Al-Attiyah est le premier représentant du Moyen-Orient à inscrire son nom au palmarès. Accessible et sympa, le champion de tir à la carabine fait un carton dans la caravane.

L’Europe, la Scandinavie, l’Extrême-Orient, l’Afrique et maintenant, le Moyen-Orient. Le Dakar, plus international que jamais, a sacré samedi à Buenos Aires le Qatari Nasser Al-Attiyah. Vainqueur final dans la catégorie autos, le pilote Volkswagen est le premier représentant du monde arabe à s’imposer sur le Dakar. A 40 ans, il remporte un premier sacre mérité au regard de son parcours ces dernières années. Mais ce succès récompense aussi un homme qui fait l’unanimité dans la caravane du Dakar.

Nasser Al-Attiyah, c’est d’abord un pied droit plutôt lourd, des bras solides et des yeux perçants. L’idéal pour accélérer, tenir le cap et éviter les dangers des déserts. Des qualités qui en ont aussi fait un maître du tir à la carabine. Quatrième des Jeux Olympiques 2004, il a été médaillé de bronze de skeet aux Jeux Asiatiques 2010, en individuel, et champion par équipes. Au volant d’un 4x4, ses aptitudes lui ont également rapidement permis de se faire remarquer. Issu de la deuxième famille la plus puissante du Qatar, il a reçu le soutien de sa Fédération, de princes et de grandes sociétés pour grimper les échelons du rallye-raid.

Attendu en héros au Qatar

Ses deux premiers Dakar en Afrique, en parallèle à ses participations aux rallyes WRC (production), s’étaient conclus par des abandons en 2005 et 2006. Sixième en 2007, il avait remporté sa première spéciale. En 2009, il a été disqualifié pour avoir manqué plusieurs points de contrôle. Puis, passé de BMW à Volkswagen, il a ensuite menacé jusqu’au bout l’Espagnol Carlos Sainz en 2010. En 2011, de la pampa argentine aux dunes chiliennes dans lesquelles il excelle, le Qatari s’est adjugé quatre étapes.

Carlos Sainz et son caractère irritable ont fini par céder. Nasser Al-Attiyah et sa bonne humeur l’ont supplanté sur le podium final. Mais aussi dans les cœurs. « C’est un beau vainqueur et en plus, c’est un gars super sympa, explique son ancien coéquipier Stéphane Peterhansel. Il a toujours été super-agréable, très simple, très ouvert. » Paul Fadel, journaliste à Al Jazeera, la grande chaîne basée à Doha, prévient : « On l’attend comme un héros au Qatar ». Après l’obtention de la Coupe du monde de foot 2022, cette victoire sur le Dakar est le deuxième événement majeur en quelques mois pour ce micro-pays peuplé d’à peine 1,7 million d’habitants.

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La dernière pour Sainz|||

Il avait renoncé à la victoire finale. Mais il sait s’en aller la tête haute. Carlos Sainz (Volkswagen), vainqueur en 2010, a dû se contenter de la troisième place au classement général après une casse de suspension jeudi. L’Espagnol (48 ans) a quitté le Dakar sur une bonne note en remportant samedi la dernière étape, à Buenos Aires, devant le lauréat final Nasser Al-Attiyah (Volkswagen) et le Polonais Krzysztof Holowczyc (BMW). Sa septième victoire sur cette édition et la 24e depuis ses débuts en 2006. La suite de sa carrière n’était pas assurée il y a un an, après son premier titre sur le Dakar. Le double champion du monde des rallyes reviendra-t-il en 2012 ? Vainqueur en 2009, le Sud-Africain Giniel de Villiers (Volkswagen) a fini deuxième du classement général. Stéphane Peterhansel (BMW), quatrième, a échoué au pied du podium.

LP avec AA