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Bagarre sur le Dakar !

L'équipage Terranova-Grider

L'équipage Terranova-Grider - -

L’Argentin Orlando Terranova et l’Américain Andy Grider, qui faisaient équipe sur le Dakar au volant d’une Toyota, n’ont pas pris hier le départ de la 5e étape. En cause, une explication de texte musclée mercredi soir sur le bivouac entre le pilote et son copilote.

Plusieurs centaines de kilomètres par jour. Un road-book à décoder. Des pièges à éviter. Des dunes à avaler. Et quelques coups de chaleur. Que s’est-il passé mercredi entre San Juan et Chilecito pour que la Toyota n°308 ne se présente pas au départ de la 5e étape du Dakar le lendemain matin ? Une grosse montée en pression, apparemment, entre le pilote, l’Argentin Orlando Terranova, et son copilote, l’Américain Andy Grider. Si les accrochages verbaux ne sont pas rares au cours des longues étapes dans le désert, les deux hommes ont cette fois franchi la limite. Et en sont venus aux mains mercredi soir.

Quelques minutes plus tôt, ils venaient pourtant de signer une excellente performance en signant le deuxième meilleur temps de la journée chez les autos, à cinq minutes de la Mini de Stéphane Peterhansel. « C’est incompréhensible, reconnait le Belge Jean-Marc Fortin, co-pilote du Polonais Krzysztof Holowczyc (Mini) mais surtout patron de l’équipe Overdrive et donc du duo bagarreur. J’ai appris qu’ils en étaient venus aux mains mercredi soir. Aller aussi loin… Je ne comprends pas. Je suis un peu abasourdi. C’est difficile d’admettre que deux personnes commencent à se friter dans une voiture de course. »

Un communiqué mensonger ?

Côté fort caractère à maîtriser, Andy Grider devait être rodé. Il a été le coéquipier du Californien Robby Gordon (Hummer). « Andy, c’est quelqu’un de sympa, de jovial, explique Fortin. Terranova est un mec plus prétentieux. Mais en arriver à ce point-là… C’est tellement grotesque. » D’autant plus que l’Argentin et l’Américain avaient payé pour la location de leur voiture et de l’assistance. « On peut avoir une petite friction de temps en temps, confie le Belge, deuxième du classement général à 4’18 de Stéphane Peterhansel et Jean-Paul Cottret. Mais si on a du respect, ça dure une minute et ça s’arrête là. » La version officielle, avec un communiqué d’Andy Grider invoquant « des raisons familiales » pour son retour immédiat aux Etats-Unis, n’a convaincu personne sur le bivouac du Dakar…