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Dans l’enfer de Fiambala

Cyril Despres à Fiambala

Cyril Despres à Fiambala - -

La cinquième étape, ce jeudi, s’annonce comme l’une des plus redoutables du Dakar 2012. Entre Chilecito et Fiambala, les concurrents vont se livrer à un véritable parcours du combattant dans le désert argentin. Sous une chaleur insoutenable, des abandons sont à prévoir.

Plus de 400 km séparent Chilecito de Fiambala. Entre les deux villes, une étendue désertique où les cailloux et les arbustes cohabitent au pied d’imposantes dunes de sable. Une véritable annexe de l’enfer pour les pilotes du Dakar. Depuis la migration du rallye en Amérique du Sud (en 2009), l’étape argentine est devenue le rendez-vous incontournable de la quinzaine. Une journée de supplice, souvent fatale pour les moins aguerris. « C’est l’étape la plus compliquée, atteste le pilote auto Pascal Thomasse, qui dispute son 13e Dakar. Il y a tout ce qu’il faut pour nous rendre la vie difficile. Il faut changer de rythme en permanence. On doit faire face à de nombreux imprévus. Il y a deux ans, j’ai fait une chute de six mètres en tombant d’une falaise. On a mis huit heures pour faire 200 km ! »

Un parcours du combattant qui attend les participants de l’édition 2012 ce jeudi lors de la 5e étape. Avec une appréhension supplémentaire. Depuis le début de la semaine, le mercure ne cesse de grimper dans la région. Sous un soleil de plomb, l’épreuve promet de faire encore plus de dégâts qu’à l’accoutumée. « Je suis un peu inquiet parce qu’on a des chaleurs incroyables depuis le début du rallye, reconnait David Castera, le directeur de course. Le sable devient vite très mou dans cette zone. Il y a aussi souvent du vent. Les moteurs chauffent beaucoup. L’étape risque d’être assez compliquée pour l’ensemble des concurrents. »

« Une journée de galère »

Des concurrents qui vont, pour certains, découvrir cette vallée imprenable dans des conditions dantesques. « Je ne préfère pas trop y penser, confie le pilote auto Bruno Miot, qui n’a encore jamais arpenté les lieux. En voyant les images lors de la présentation, j’ai déjà commencé à flipper un peu. Ça va être une journée de galère. Mais on va faire avec. » D’autres, forts de leur expérience, se veulent plus pragmatiques à l’heure de s’élancer vers Fiambala. « Je ne redoute pas cette étape, assure Alain Duclos, pilote moto. On la connait. On sait qu’elle est éprouvante, donc on s’y prépare en conséquence. On ménage un peu la moto les jours précédents. En général, on l’aborde assez prudemment car elle est redoutée et redoutable. Bizarrement, ce n’est pas celle que je crains le plus. Mais c’est clair que c’est une très grosse étape. » Une étape à l’issue de laquelle le peloton risque d’être un peu moins compact…

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25 km en moins|||

La cinquième étape du Dakar entre Chilecito et Fiambala en Argentine, qui doit se dérouler ce jeudi, sera réduite de 24,30 km pour les autos et les camions, a indiqué l’organisation du rallye. De fortes pluies s’abattaient mercredi soir sur le départ de la spéciale, ce qui a pour effet de rendre les rios que devaient emprunter les concurrents impraticables. Le départ de la première voiture sera donc différé de 30 minutes (à 6h45). En ce qui concerne les motos et les quads, le parcours n’est pas modifié.