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Despres : « Je suis là pour gagner »

Cyril Despres veut de nouveau connaître les joies de la victoire sur un Dakar.

Cyril Despres veut de nouveau connaître les joies de la victoire sur un Dakar. - -

Vainqueur du Dakar à trois reprises (2005, 2007 et 2010), Cyril Despres sera une nouvelle fois l’un des favoris de l’édition 2011. Mais le motard français, qui découvre sa KTM 450cc, se méfie de la nouvelle réglementation et de ses nouveaux adversaires.

Cyril Despres, avez-vous l’impression de repartir un peu de zéro avec cette nouvelle moto de 450cc ?

Cette KTM 450cc est plus légère, plus nerveuse et plus maniable mais moins puissante et moins rapide. Elle freine très facilement mais elle a du mal à prendre de la vitesse rapidement par rapport aux motos qu’on a connues dans le passé. J’avais peur de rouler avec une moto d’enduro dans le désert. Je ne pensais pas qu’en six mois, KTM allait pouvoir développer une moto aussi performante, aussi stable, aussi fiable. Aujourd’hui, je m’éclate sur la moto. C’est un vrai plaisir à piloter. Elle fait quasiment 20 kg de moins par rapport à l’an dernier. On sent la différence.

La concurrence sera-t-elle plus relevée avec par exemple les pilotes Yamaha et Sherco, qui ont déjà roulé en 450cc l’an dernier ?

Des dix Dakar auxquels j’ai participé, j’ai l’impression que c’est la première fois qu’il y a autant de pilotes qui lèvent le doigt pour dire ‘‘je peux gagner’’. Le fait qu’il y ait de nombreuses marques, ça donne l’impression que la course est vraiment ouverte. On a des motos qui vont à la même vitesse. Certaines vont même un peu plus vite que nos KTM. Mais on a pu voir dans le passé que ce n’est pas seulement la moto qui fait la performance finale.

« Je n’ai pas l’impression de faire n’importe quoi »

Estimez-vous avoir les moyens de décrocher une quatrième victoire ?

Si j’étais à 50% ou 70% de mes capacités, je resterais à la maison. On a mis tous les atouts de notre côté. Les six personnes de l’assistance sont les mêmes que l’an dernier. Ruben Faria (ndlr : son porteur d’eau) est là aussi. Je suis là pour gagner. Je suis un compétiteur avant tout. Et puis il faut être totalement prêt, sinon c’est trop tard.

Vous êtes devenu père. Sentez-vous sur vos épaules une responsabilité plus importante ?

Je me suis connecté sur Skype. J’ai vu ma petite fille derrière l’écran pour la première fois. Ça change. Mais je n’ai pas l’impression de faire n’importe quoi dans mon job, dans ma passion. De toute façon, la clé, c’est d’être concentré. Je me suis toujours dit que si je n’étais pas concentré dans une spéciale, je baissais le rythme et je coupais les gaz. Il faut trouver le juste milieu. Pour l’instant, j’y arrive. Il n’y a pas de raisons que je sois perturbé.

Antoine Arlot à Buenos Aires